La structure abritant les abeilles a beaucoup évolué au cours du temps. Les premiers apiculteurs ont tantôt utilisé des poteries, des murs creux, des sections de tronc d’arbres, ou des paniers tressés, parfois recouverts de terre séchée… On en trouve encore quelques exemples en fonctionnement, mais le système de la ruche à cadre s’est progressivement imposé.
Le pommier et le poirier font partie des principaux arbres fruitiers à pépins de Suisse. Ils ont une grande importance économique et de nombreuses variétés sont cultivées. Ce sont des arbres ou arbustes à feuilles caduques. Les fleurs, hermaphrodites, sont
blanches à légèrement roses avec des anthères jaunes chez le pommier cultivé (M. domestica, originellement M. sylvestris) alors qu’elles sont blanches (rarement roses) avec des anthères rouges foncées chez le poirier cultivé (P. communis, originellement
P. pyraster).
Les organes de l’appareil digestif de l’abeille mellifère permettent l’assimilation des aliments. Certaines glandes sont associées à l’appareil digestif tout en assurant des fonctions périphériques comme la production de substances nutritives ou un appui à l’assimilation des aliments.
Matthieu Guichard (Agroscope, Swiss Bee Research Centre, Bern) a mené une longue étude entre 2010 et 2018 sur ~1000 colonies d’abeilles Carnica et ~1000 colonies d’abeilles Mellifera, visant à déterminer l’héritabilité de différents caractères : récolte du miel, douceur, tenue des cadres, essaimage, comportement hygiénique et infestation par Varroa.
La vergerette du Canada (Conyza canadensis ou Erigernon canadensis) et la vergerette annuelle (Erigeron annuus ou Stenactis annua) sont des plantes herbacées annuelles de la famille des Asteraceae originaires d’Amérique du Nord. Elles présentent toutes les caractéristiques des plantes mellifères invasives : origine exotique ; croissance rapide ; nombre élevé de graines volantes produites, pouvant être transportées à plusieurs kilomètres ; faculté de germer dans le moindre interstice ; forte attractivité pour les insectes butineurs, dont les abeilles domestiques.
Cette étude intitulée « Safeguarding pollinators and their values to human well-being » estime que « 75 %
des principales cultures – céréales, fruits – dépendent de la pollinisation par des espèces animales ». Or, leur disparition entraînerait une perte de 5 à 8 % de la production agricole mondiale, ce qui provoquerait une augmentation des possibles recrudescences des maladies liées à notre équilibre alimentaire (maladies cardiaques) et augmenterait de « 1,4 million par an, le nombre de décès supplémentaires ».
par FRANÇOIS SAVATIER
Des traces de cire d’abeille retrouvées sur des tessons de poterie suggèrent que l’apiculture était déjà maîtrisée au début du Néolithique.
La survie hivernale des colonies est un thème qui divise les apiculteurs par ses contradictions, ses préjugés, ses hypothèses, ses partis pris… L’apiculteur chevronné se fiera à son expérience et suivra de près les variations météo de novembre à mars pour estimer la date de la reprise de la ponte royale et le volume du couvain à chauffer. Mais l’apiculteur débutant est contraint d’écouter les questionnements des Collègues inquiets : faut-il nourrir ou non en hiver ?
Une étude associant l'Inra, l'Acta et l'ITSAP-Institut de l'abeille décortique les mécanismes physiologiques impliqués dans la survie hivernale chez les abeilles mellifères. Les chercheurs ont montré qu'une protéine aux propriétés antioxydantes, la vitellogénine, est associée à une augmentation de 30% de la probabilité de survie des colonies en hiver.
Le mini cerveau de l’abeille, qui comporte 10⁶ de cellules (10¹¹chez l’homme), lui permet non seulement de gérer des comportements stéréotypés, comme le butinage, mais grâce à sa plasticité ce cerveau s’adapte et permet à l’insecte de répondre à des problèmes nouveaux par un apprentissage souvent complexe. Le cerveau de l’abeille est capable de fournir des solutions ‘intelligentes’ à une vaste gamme de problèmes écologiques ou autres, comme c’est le cas chez les vertébrés et l’homme.
La reine a une durée de vie de 4-5 ans. Cela peut paraître beaucoup. Pourtant, il faut 1-2 ans pour reconnaître une reine de valeur et la sélectionner pour la (re)production. Pour conserver cette reine le plus longtemps possible, il faut ménager sa ponte, qui est dépendante du nombre de spermatozoïdes présents dans sa spermathèque. Différentes techniques permettent de moduler la ponte : taille de la colonie, surface des alvéoles vides, population des jeunes abeilles, ressources protéiques…
Les phéromones sont des éléments clés de la communication animale : elles sont libérées pour transmettre des messages spécifiques tels que l'attraction sexuelle, l'agression, la reconnaissance de congénères, etc., aux membres d'une même espèce.
Figure : L'extension du proboscis: réponse appétitive d'une abeille immobilisée à une récompense de solution sucrée ayant contacté ses antennes. Des abeilles ayant été exposées à des phéromones de signification différente changent leur comportement d'extension du proboscis montrant ainsi l'impact de ces phéromones sur l'évaluation de la récompense alimentaire reçue. © Martin Giurfa
Asiatische Bienen haben eine außergewöhnliche Technik entwickelt, um sich gegen Angriffe von Riesenhornissen zu verteidigen. Sie bedecken ihre Beute mit Tierexkrementen.
Les abeilles jouent un rôle essentiel dans notre écosystème, du fait de leur mission principale qu’est la pollinisation. Cette action permet aux plantes de se reproduire. Les abeilles font partie des insectes pollinisateurs les plus efficaces aux côtés des guêpes ou encore des papillons. Cependant, elles restent une espèce lourdement menacée par divers facteurs.
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Guide de la santé des abeilles
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Les stratégies adaptatives de l’imitation font du mimétisme un modèle de mécanisme complexe de coévolution mettant en jeu une première espèce servant de modèle (par ex. Apis cerana) et une deuxième espèce imitatrice (par ex. Varroa destructor), très souvent parasitaire. Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles, a la capacité d'imiter la composition chimique de la cuticule de son hôte ; de plus il est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite.

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Les populations naturellement survivantes observées à Gotland, puis dans d’autres régions d’Europe et ailleurs, ont fortement marqué la réflexion sur le varroa. Elles montrent qu’une survie durable sans traitement peut émerger sous l’effet de la sélection naturelle, sans se réduire à un mécanisme unique ni à une recette transposable. Les enseignements qu’elles offrent — comme les limites qu’elles imposent à l’interprétation — doivent donc être abordés avec la même rigueur.
Lu pour vous par Claude Pfefferlé
Mais où vole donc la reine ? Le cas inédit d’une reine butineuse ! Encore un dogme qui vacille…
Dans la campagne du nord de la Sardaigne, une reine d'abeille italienne (Apis mellifera ligustica) a été observée pour la première fois au printemps 2021, alors qu'elle butinait une fleur de bourrache (Borago officinalis), très probablement lors d'un vol d'orientation avant l'accouplement.
Vous l’aurez compris, une lutte efficace contre Varroa se joue sur l’anticipation, et non sur la réaction uniquement. Le but est de maintenir un niveau d’infestation bas toute la saison afin de préserver la colonie et éviter une forte charge parasitaire et virale. On cherche à tout prix à préserver les hivernantes afin de garantir un redémarrage dans la colonie dans les meilleures conditions possibles. Et surtout, on adapte sa stratégie en fonction de la saison en cours. Chaque année est unique, et les variations climatiques nous contraindront à toujours plus d’adaptation pour maitriser le varroa.
Le parasite capable de mimer chimiquement deux espèces d’abeilles
Des chercheurs de l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS/Université François Rabelais de Tours) et du laboratoire Abeilles et environnement de l’Inra, en collaboration avec des collègues américains et chinois(1), ont démontré que Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles qui a la capacité d’imiter la composition chimique de la cuticule(2) de son hôte, est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite. Cette faculté d’adaptation remarquable pourrait expliquer comment ce parasite de l’abeille asiatique a pu coloniser l’abeille européenne au cours du 20e siècle, contribuant ainsi au déclin de l’espèce. Ces travaux sont publiés le 3 juin 2015 dans la revue Biology Letters.