La bonne pratique apicole: A la fin juillet, l’apiculteur prélève le miel récolté dans la hausse et prépare sa colonie pour l’hiver (nourrissement et traitements). L’importante colonie qui occupait le corps et la hausse se retrouve carrément à l’étroit sans la hausse et les vieilles butineuses disparaîtront dans les semaines qui suivent. Une méthode simple permet de donner une 2e vie à ces abeilles en créant des nuclei d’été.
Gauche ou droite? Comme les humains, les abeilles ont une préférence. Des chercheurs australiens ont récemment découvert que les abeilles peuvent avoir une préférence pour la gauche ou la droite — influençant leurs décisions en vol dans le but d’éviter des obstacles.
Le cerveau humain comporte 2 hémisphères grossièrement symétriques quant à leur morphologie. Par contre, au plan fonctionnel, on note une totale asymétrie : la plupart d’entre nous sommes droitiers et les objets de la vie de tous les jours sont configurés pour les droitiers : la paire de ciseaux, le mètre-ruban, la souris de l’ordinateur, la guitare, le pichet gradué, la tablette amovible (support d’écriture) fixée à la chaise de l’amphithéâtre, la crosse du fusil de chasse, le boomerang… sans oublier la bienséance de la poignée de main.
Une étude récente révèle que si 50% des abeilles ne sont pas latéralisées, 25% sont droitières et 25 % sont gauchères. Une des hypothèses avancées pour expliquer ce phénomène serait que la stratégie de vol des essaims serait optimisée et éviterait une partie des collisions.
par SEAN BAILLY
Aurore Avarguès-Weber, de l’université de Toulouse, et des collègues de Melbourne, en Australie, sous la direction d’Adrian Dyer, ont continué à explorer les capacités en mathématiques des abeilles. Ils viennent de montrer qu’elles sont capables d’additionner
et de soustraire.
Nos ruches souffrent durement de mortalités hivernales. Elles ne sont sans doute pas à imputer toutes aux pratiques apicoles, loin s’en faut ; mais dans un tel contexte, la seule chose que l’éleveur puisse faire, c’est mettre tout en œuvre pour que ses colonies aient, dès le début du printemps, la vigueur nécessaire à la reprise en force de l’élevage. L’époque où l’abeille s’élevait quasiment toute seule est révolue et nous ignorons si elle ne reviendra jamais : il nous faut affiner nos pratiques pour mettre toutes les chances du côté des colonies. C’est donc toute l’économie de la ruche qu’il nous faut considérer, et cela dès le début du mois de juillet.
Les jeunes abeilles âgées de 12-19 jours (cirières)* produisent de petites écailles de cire à partir de leurs glandes cirières logées dans les 4 derniers segments abdominaux. Le processus de fabrication de la cire est complexe.
Le romarin (Rosmarinus officinalis) est une plante typique du littoral méditerranéen, où il pousse à l’état sauvage ; cependant il existe de nombreuses variétés horticoles qui sont plus rustiques et qui s’adaptent à des températures plus froides.
Les insectes ne sont pas des automates dépourvus de sensibilité : abeilles, guêpes, mouches ou fourmis montrent en laboratoire des capacités cognitives et émotionnelles étonnantes.
Des expériences récentes suggèrent que les bourdons peuvent ressentir l’optimisme, la joie et même peut-être la douleur. Ces découvertes soulèvent des questions éthiques importantes, relatives au traitement des insectes en laboratoire ou à leur élevage, ou encore à l’usage des pesticides.

Création de nuclei
Pourquoi multiplier ses colonies ? Cela peut être pour augmenter le cheptel, pour renouveler les colonies, pour la vigueur des jeunes reines, pour la sélection de vos colonies préférées, etc. Dans la nature, l’abeille a trois méthodes pour se reproduire : l'essaimage (reproduction naturelle des abeilles), le remérage (renouvellement d'une reine déficiente ou âgée), la cellule de sauveté (perte de la reine). L’apiculteur-trice a lui aussi différentes méthodes à sa disposition pour multiplier artificiellement son cheptel, ce sont des procédés plus ou moins complexes et cela va de la simple division, à l’élevage de reines par le picking. L’objectif pour l’abeille comme pour l’apiculteur est de faire naître une reine afin que celle-ci engendre une nouvelle colonie.
Le laurier est un arbrisseau aux feuilles aromatiques, typique des régions méditerranéennes. Il en existe plusieurs variétés qui s’adaptent bien chez nous et qui fleurissent à différentes époques de l’année. Il est présent surtout dans les jardins, où il forme de belles haies grâce à son feuillage dense et vert.
Quand une abeille change de rôle dans la ruche, son ADN s’adapte
Les abeilles tiennent toutes un rôle précis, mais évolutif, au sein de la ruche. Certains individus âgés pourraient au besoin reprendre des fonctions normalement exercées par des jeunes. Chose inconnue jusqu'alors, ce changement de comportement s'accompagnerait d'adaptations au niveau de l'ADN. Chaque rôle possède en effet son propre motif de méthylation.
En 2019, on apprenait, avec étonnement, que le varroa ne se nourrissait pas de l’hémolymphe des abeilles mais qu’il perçait leur cuticule pour ingérer leur fameux corps gras (►voir article).
Les recherches progressent très rapidement et on découvre, aujourd’hui, que la salive du varroa adulte lui permet de maintenir bien ouvert l’orifice qu’il a percé à travers la membrane de la nymphe ou de l’imago pour pouvoir liquéfier puis aspirer le corps gras. Une enzyme salivaire (la chitinase) diminuerait les défenses immunitaires de l’abeille et jouerait un rôle important dans la survie du varroa… on imagine tout naturellement un blocage de cette enzyme pour la future lutte contre le funeste parasite…
Ci-dessous, vous pouvez observer en temps réel les variations du poids de la ruche et les modifications de la température de la colonie dans différents ruchers de la plaine et du côteau de la rive droite du Rhône.
Reconnaître les maladies des abeilles et connaître les méthodes de lutte et de prévention effi caces sont des conditions sine qua non pour garantir la santé des abeilles et pour une bonne pratique apicole. Les maladies se propagent non seulement très rapidement à l’intérieur des ruches en raison des contacts physiques entre ouvrières et de la trophallaxie (échange de nourriture entre abeilles), mais aussi entre les ruches. Les abeilles pouvant voler sur de grandes distances, piller les colonies voisines ou y dériver, le risque qu’un grand nombre de colonies et de ruchers soit touché par une maladie ou une épizootie est important. Si l’on ajoute à cela le déplacement des ruches par l’apiculteur et la haute densité de ruchers en Suisse, la prévention des épizooties et des maladies est encore plus importante chez l’abeille que chez les autres animaux de rente qui peuvent être mis en quarantaine plus facilement.
Les floraisons des fruitiers sont achevées, le colza également. Là où les acacias sont présents, il faut un peu de chance, la fleur demande 19°C pour s’ouvrir et de l’eau pour avoir du nectar. Qu’il y ait un beau soleil avec un ciel clair, c’est à dire des nuits froides et des journées sous la bise pour que les fleurs restent désespérément fermées. Que la chaleur soit là et que la sécheresse l’accompagne, les fleurs sont grandes ouvertes mais sans nectar. Le miel d’acacia est souvent aléatoire dans nos régions, en Hongrie grand producteur de ce miel, la sélection a permis de disposer d’acacias donnant des floraisons tardives.
Le frelon asiatique porte mal son nom puisque la très grande majorité des frelons (y compris notre frelon européen) sont originaires d’Asie. Les scientifiques sont plus précis et le nomment Vespa velutina nigrithorax. On pourrait traduire cette appellation latine par « grosse guêpe, recouverte de nombreux poils courts et soyeux, à thorax noir ». Il fait partie des insectes hyménoptères (porteur de 4 ailes membraneuses se mariant en vol grâce à une série de petits hamuli) apocrites (à la fine taille de guêpe). Son portrait est nettement moins poétique...
L’année dernière, des publications d’articles spécialisés sur des contaminations et des falsifications de cire d’abeilles ont secoué le monde apicole. Une prise de conscience a eu lieu auprès des apiculteurs sur l’importance de l’état de la cire : en effet, la qualité de nos produits et, bien sûr, la santé de nos colonies en dépendent (1).
Il existe plusieurs circonstances dans lesquelles cette opération apicole s’impose mais le cas le plus grave et qui requiert le plus de précautions est celui de la loque américaine. Le contenu de cette fiche concerne donc le cas particulier de cette maladie.
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Guide de la santé des abeilles
► Pour les solutions: voir plus bas
Le gros souci des apiculteurs actuellement, dans nos régions, est l'approche d'une maladie qui vient de l'Est […] [et qui] a pour nom la varroase, […] c'est un parasite qui se nourrit du sang des abeilles, qui meurent épuisées. Décelée d'abord en Sibérie, la maladie est en train de s'étendre à l'ensemble de l'Eurasie; on l'a connue en Russie, puis dans les pays de l'Est, et elle a atteint l'Allemagne fédérale. La France et la Suisse sont épargnées pour le moment. On n'importe pas d'abeilles en provenance des pays connaissant le fléau et cela permet de retarder (voire d'arrêter ?) l'avance de la maladie.
L'impartial, 23 mars 1983.
Les abeilles jouent un rôle essentiel dans notre écosystème, du fait de leur mission principale qu’est la pollinisation. Cette action permet aux plantes de se reproduire. Les abeilles font partie des insectes pollinisateurs les plus efficaces aux côtés des guêpes ou encore des papillons. Cependant, elles restent une espèce lourdement menacée par divers facteurs.
L’hiver s’estompe, des nuits peuvent encore être froides mais les journées sont chaudes, en une nuit le gel peut griller toutes les fleurs des fruitiers. La chaleur de la journée, la longueur de l’ensoleillement ne doivent pas nous conduire à un excès d’optimisme, quelques jours successifs de pluie ruinent les floraisons. Prudence donc, c’est le mois où explosent les colonies, le gros travail commence : visite de printemps faire construire, surveillance de l’essaimage, préparation de l’élevage des reines.