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Plateforme du savoir et du savoir-faire apicole

Représentation:

On pourrait penser que la reproduction asexuée conduit à une impasse évolutive accumulant les mutations délétères et conduisant à l’extinction de l’espèce. Des études récentes montrent que ce n’est pas le cas et le faux-broudon en est un exemple bien étudié. Le cas particulier de la reproduction de Varroa destructor est édifiant : ces acariens ont moins de mutations délétères que d’autres insectes sexués…

Exemples de reproduction asexuée chez certains animaux : le requin-marteau, le requin léopard, le poisson-scie, l’anémone de mer, le Dragon du Komodo, le gecko, le puceron, la cochenille…

Le frelon asiatique poursuit sa progression depuis la date de son arrivée en France il y a 20 ans.

En 2024, il est aux portes du Valais et le défilé de St-Maurice ne sera certainement pas un obstacle infranchissable pour cet envahisseur très bien adapté.

Les abeilles assurent depuis des millions d’années la pérennité de l’espèce par l’essaimage. L’essaimage est un processus de division de colonie en deux populations. La reine en place quitte la ruche, accompagnée par une grande partie des ouvrières de tous âges, pour former un essaim qui se met rapidement en grappe. L’essaim laisse dans la ruche initiale le nid avec du couvain naissant, environ un tiers des ouvrières et des cellules royales prêtes à éclore. Une jeune reine remplacera l’ancienne, et la colonie reformée commencera son développement...

Pour les abeilles mellifères, le saule est une des premières sources de nourriture à la fin de l'hiver. L'apiculteur calque sa visite de printemps sur l'éclosion des chatons de la plante mâle.

Les différentes races d'abeilles sont déterminées grâce à leur biométrie (couleurs, index...) mais aussi grâce à des marqueurs moléculaires (mitochondrial et nucléaire). Définir des races nous permet de comprendre la biogéographie de l'abeille.

Une toute récente étude américaine, vient bousculer le dogme de l'élévage de reines qui existe depuis la fin des années 1890.

Dès leur initiation à l’élevage de reines, les apiculteurs apprenaient que le facteur qui détermine la caste des larves issues d’œufs fécondés est la durée de l’alimentation par de la gelée royale.

Si une larve est nourrie exclusivement avec de la gelée royale pendant les 6 jours qui précèdent l’operculation, l’insecte adulte qui émergera au 16e jour sera une reine (vierge). En revanche, si cette même larve est nourrie avec un mélange de miel/pollen pendant les derniers 3 jours qui précèdent l’operculation, ce sera une ouvrière stérile qui émergera au 21e jour. Une toute récente étude américaine publiée en 2020 dans la sérieuse Royal Society, vient bousculer le dogme ci-dessus.

par AURORE AVARGUÈS-WEBER

Malgré un cerveau minuscule comptant 100000 fois moins de neurones que le nôtre, les abeilles possèdent des facultés cognitives étonnantes. Ces hyménoptères comptent, maîtrisent des concepts, raisonnent par catégories... et sont même plus rapides que les grands singes dans certaines tâches !

Le manuka (Lactospermum scoparium), appelé aussi tea tree de Nouvelle Zélande en anglais parce que ses feuilles peuvent être utilisées pour faire du thé, est un arbuste vivace à feuilles persistantes de la famille des Myrtacées (la même que l’eucalyptus et le myrte). Il comporte des branches ramifiées en mode désordonné et ses feuilles, de forme variée, sont petites et aromatiques. Pendant la floraison le manuka produit des fleurs à cinq pétales, de couleur blanche, rose ou rouge, auxquelles succèdent les fruits, des capsules ligneuses rondes, qui persistent sur la plante pendant de nombreux mois.

Le rucher pavillon date du 19ème siècle et sa conception servait à l’entreposage des paniers et des ruches avec accès depuis l’arrière. Le rucher devait protéger les abeilles du vent, de la pluie et des vols. La ruche « suisse » avec accès par l’arrière est de nos jours encore l’exploitation la plus courante en Suisse alémanique. En dehors de la Suisse, l’apiculture se pratique principalement en ruches à hausse multiple.

Le coquelicot est une plante herbacée annuelle à fleurs rouges de la famille des Papaveraceae. Très commune dans les champs de céréales depuis le néolithique déjà, elle subit de nos jours les effets néfastes des désherbants et se fait malheureusement plus rare.

Le virus de la maladie des ailes déformées ou DWV est un des virus les plus répandus chez Apis mellifera et un des moins virulents. En l’absence de facteurs favorisants, il n’est responsable que d’une infection cachée, c’est à- dire sans signes cliniques.

Des clones (imparfaits) sans fils, des mâles sans père mais avec un grand-père maternel, des jumelles par leurs pères, des sœurs par leurs mères, des filles sœurs ou demies-sœurs …

Allons droit au but, la génétique des abeilles est vraiment bizarre ! … Avec les abeilles il faut oublier ce qu’on sait dans le cas de la reproduction humaine par exemple où chaque parent contribue à apporter la moitié des chromosomes, par son ovule pour la mère, par son sperme pour le père. Ce n’est pas le cas avec les abeilles !

La lutte chimique contre les organismes nuisibles est connue depuis des millénaires. L’application du soufre, du plomb ou de l’arsenic était déjà utilisée dans la Grèce antique. Plus proche de nous, les propriétés insecticides du tabac (nicotine) étaient connues dès le XVIIe siècle. La chimie a fait de grands progrès au XIXe siècle et de nouvelles molécules à base de sulfate de cuivre ont permis de lutter contre les maladies fongiques de la vigne. Au XXe siècle, les sels de mercure ont commencé à être utilisés pour traiter les semences. En raison de leur toxicité, ces substances ont rapidement été interdites.

Vous pouvez trouver dans les commerces apicoles des cadres montés avec ou sans cire ou des cadres à monter. Pour un cadre monté avec la cire, il faut compter un minimum de CHF 10.

Les luttes biotechniques sont de plus en plus souvent mises en avant dans le cadre de la lutte contre la varroase. Parmi celles-ci on parle souvent de techniques qui provoquent des ruptures importantes dans le développement du couvain. Ces techniques ne sont pourtant pas souvent utilisées par les apiculteurs si ce n’est à titre expérimental. Cet article va analyser l’intérêt de cette rupture de ponte et les différentes techniques qui en découlent.

L’introduction des reines est toujours un grand risque pour la reine introduite. Certains ouvrages parlent d’un taux d’échec de 50%. Afin que cela réussisse, toutes les conditions doivent être optimales pour l’acceptation de la reine. Cela réussit le mieux lorsqu’on réunit une jeune colonie avec la jeune reine à la vielle colonie. En générale, pour qu’une colonie accepte la reine introduite, il convient de créer des conditions favorables.

Le parasite capable de mimer chimiquement deux espèces d’abeilles

Des chercheurs de l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS/Université François Rabelais de Tours) et du laboratoire Abeilles et environnement de l’Inra, en collaboration avec des collègues américains et chinois(1), ont démontré que Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles qui a la capacité d’imiter la composition chimique de la cuticule(2) de son hôte, est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite. Cette faculté d’adaptation remarquable pourrait expliquer comment ce parasite de l’abeille asiatique a pu coloniser l’abeille européenne au cours du 20e siècle, contribuant ainsi au déclin de l’espèce. Ces travaux sont publiés le 3 juin 2015 dans la revue Biology Letters.

Vous l’aurez compris, une lutte efficace contre Varroa se joue sur l’anticipation, et non sur la réaction uniquement. Le but est de maintenir un niveau d’infestation bas toute la saison afin de préserver la colonie et éviter une forte charge parasitaire et virale. On cherche à tout prix à préserver les hivernantes afin de garantir un redémarrage dans la colonie dans les meilleures conditions possibles. Et surtout, on adapte sa stratégie en fonction de la saison en cours. Chaque année est unique, et les variations climatiques nous contraindront à toujours plus d’adaptation pour maitriser le varroa.  

Lu pour vous par Claude Pfefferlé

Mais où vole donc la reine ? Le cas inédit d’une reine butineuse ! Encore un dogme qui vacille…

Dans la campagne du nord de la Sardaigne, une reine d'abeille italienne (Apis mellifera ligustica) a été observée pour la première fois au printemps 2021, alors qu'elle butinait une fleur de bourrache (Borago officinalis), très probablement lors d'un vol d'orientation avant l'accouplement.

La phéromone est une substance chimique sécrétée par un organisme et qui, perçue ou reçue par un autre organisme de la même espèce, provoque chez celui-ci une réaction spécifique ou un processus biologique évolutif (ApiWiki)

De très nombreux articles disponibles sur le réseau internet nous prodiguent de précieux conseils quant à la façon de s’occuper de nos colonies. Il est parfois utile de revenir à des notions un peu basiques, mais empreintes de bon sens. Les « dix erreurs à ne pas commettre » sont un prétexte pour forcer la curiosité de l’Apiculteur.trice débutant ou favoriser la réflexion des Collègues chevronnés.

Bien heureusement, il n’y a pas que dix erreurs à éviter… sinon l’apiculture serait lassante, voire fastidieuse !