L’introduction des reines est toujours un grand risque pour la reine introduite. Certains ouvrages parlent d’un taux d’échec de 50%. Afin que cela réussisse, toutes les conditions doivent être optimales pour l’acceptation de la reine. Cela réussit le mieux lorsqu’on réunit une jeune colonie avec la jeune reine à la vielle colonie. En générale, pour qu’une colonie accepte la reine introduite, il convient de créer des conditions favorables.
Il existe plusieurs circonstances dans lesquelles cette opération apicole s’impose mais le cas le plus grave et qui requiert le plus de précautions est celui de la loque américaine. Le contenu de cette fiche concerne donc le cas particulier de cette maladie.
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Les rayons de cire vieillissent avec la colonie : ils noircissent, se chargent en cocons, perdent du volume cellulaire et peuvent accumuler des résidus. Cet article résume ce que montrent les études récentes sur les effets des vieux cadres sur le couvain, les abeilles et la qualité des produits apicoles, puis en tire des recommandations pratiques pour le rucher.

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Des ruches trop serrées ne posent pas seulement un problème d’organisation du rucher : elles peuvent aussi favoriser la dérive des abeilles et la circulation du varroa entre colonies. Cette étude de Seeley et Smith montre comment l’espacement, le pillage et la réinfestation peuvent influencer la survie hivernale. Pour l’apiculteur, le message est pratique : mieux organiser le rucher aide à réduire un risque, mais ne remplace jamais un suivi varroa rigoureux.
Quelles sont les qualités requises pour être un bon apiculteur ? Elles sont nombreuses car l'apiculture fait appel à des techniques et des domaines très divers. Certaines sont présentes dès le début et les autres s'acquièrent au fil du temps.
Si la fausse teigne a très mauvaise réputation, les livres d’apiculture sous-estiment souvent les ravages que les larves de la grande teigne Galleria mellonella et de la petite teigne Achroea grisella produisent en dévorant tout ce qui leur tombe sous les mandibules (cire, réserves de nourriture, stocks de pollen, bois, polystyrène, sans oublier le couvain ! ). On a coutume de penser que les colonies fortes se défendent très aisément contre la teigne… ce n’est pas toujours le cas. En effet, la teigne se multiplie très rapidement et les larves de la grande teigne dévorent le couvain operculé, à l’abri des contre-attaques des ouvrières. La population des abeilles peut décliner, comme les défenses de la colonie contre ce ravageur redoutable. La sélection d’abeilles trop douces et le mimétisme phéromonal de la teigne imitant les phéromones royales peuvent conduire à la disparition de la colonie.
Malgré ces conséquences néfastes il faut souligner que les fausses teignes ont une fonction hygiénique importante surtout auprès des « mauvais » apiculteurs. Elles détruisent les nids d’abeilles abandonnés et remettent les matériaux récupérés dans le cycle de la nature. Ainsi les agents pathogènes de maladies comme la loque américaine et la loque européenne disparaissent aussi.

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Que se passe-t-il dans une cellule operculée lorsque la larve devient abeille adulte ? Cet article explique la métamorphose de l’abeille domestique et montre pourquoi cette phase apparemment immobile est biologiquement si intense.
Il arrive, par exemple lors de la première visite du printemps, de tomber sur une colonie moribonde, sans réserve de nourriture, avec des cadres présentant du couvain clairsemé, de type mâle… Que s’est-il passé ?
Figure 1: Colonie bourdonneuse : population très faible, couvain de mâles clairsemé, pas de couvain d’ouvrières, peu de réserves de nourriture, pas de reine visible, rayons déformés, alvéoles de mâles.
Les articles proposés par les apiculteurs-cadres pour la formation des jeunes collègues nous rappellent qu’il faut isoler minutieusement les colonies pour l’hivernage.
Une récente étude allemande rapporterait qu’il n’y a pas d’avantage, en termes de démarrage de la ponte ni de développement de la colonie au printemps, en relation avec une isolation sophistiquée de la colonie. Le dogme de l’isolation de la grappe hivernale vacille. En découvrant la précision de la thermorégulation de la grappe, l’apiculteur curieux sera interpelé et poussé à une réflexion quant à sa pratique apicole.

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Quel est le statut juridique de l'apiculteur en Suisse ? Quand une ruche devient-elle une construction nécessitant une autorisation ? Cet article résume l'avis de droit rédigé en 2023 par le Prof. Thierry Largey (Université de Lausanne), dont les conclusions éclairent la pratique apicole sans toutefois se substituer à une analyse juridique du cas concret.
L’article explique comment les mécanismes biologiques internes de la colonie permettent de mieux comprendre les variations saisonnières de développement, l’importance des récoltes lors des miellées favorables, le passage des abeilles d’été aux abeilles d’hiver ainsi que certains phénomènes de dépérissement.
Les travaux scientifiques présentés mettent en évidence le rôle central de la vitellogénine, des phéromones du couvain et de l’alimentation protéique dans l’organisation sociale, la survie et la capacité d’adaptation des abeilles à leur environnement.
Chaque 20 mai, la Journée mondiale des abeilles revient au calendrier. Derrière la date, une question plus large : pourquoi une journée dédiée aux pollinisateurs, que vise-t-elle concrètement, et que dit la science sur l'état réel de ces espèces ? Ce qui suit propose une mise en contexte fondée sur les connaissances disponibles (voir site officiel: Journée mondiale des abeilles).
Il n’y a pas une seule bonne pratique apicole. Par contre, il existe des règles basées sur le bon sens et l’expérience des apiculteurs chevronnés voire professionnels. Si la reine est bien le moteur de la colonie, la propreté de la ruche, la lutte contre le varroa, les stratégies anti-essaimage, l’emplacement du rucher et la mise en hivernage sont tout aussi importants pour le bon développement de la colonie en vue d’une belle récolte de miel.
La visite d’une ruche se prépare à l’avance pour ne rien oublier et gagner en efficacité. Une visite, même brève, dérange la colonie qui la vit comme une intrusion et le stress engendré amènent les abeilles à consommer entre 0.5 et 1 kg de miel. La visite ne sera donc effectuée qu’en cas de nécessité. Ces quelques conseils rendent les visites plus efficaces :
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Les abeilles ne prédisent pas la fin du monde, mais elles peuvent révéler des signaux importants sur l’état de l’environnement. Ce rapport belge montre pourquoi l’abeille mellifère peut servir de sentinelle de certaines contaminations, tandis que les abeilles sauvages renseignent davantage sur la qualité des habitats. L’enjeu n’est pas de tirer des conclusions hâtives à partir d’un rucher isolé, mais de construire une observation collective, rigoureuse et utile pour le suivi du vivant.
Certains acaricides utilisés en lutte alternative contre Varroa comme par exemple l'acide formique ou les huiles essentielles ne présentent pas toujours une efficacité suffisante. Nous préconisons comme mesures complémentaires le retrait du couvain de mâles ou la formation de jeunes colonies au printemps. Ces interventions visent à freiner le développement des populations de Varroa et à diminuer ainsi la pression d’infestation. Elles ont l’avantage de pouvoir être réalisées durant la pleine saison apicole alors que le recourt à la chimiothérapie présenterait d’importants risques de contamination des récoltes de miel.
Les cellules du rayon ne servent pas seulement au stockage du miel ou à l’élevage du couvain. Une étude montre que les abeilles les utilisent aussi comme lieu de repos, voire de sommeil. En observant les mouvements de l’abdomen, il devient possible de distinguer une abeille endormie d’une abeille occupée à chauffer le couvain, ce qui ouvre de nouvelles perspectives sur l’organisation de la vie dans la colonie.
L’Institut pour la recherche apicole de l’Université de Hohenheim a découvert une substance active contre le varroa : le chlorure de lithium.
C’est une très bonne nouvelle, bien que la substance active (avant d’être mise sur le marché en tant que médicament pour les abeilles) doive bien sûr encore être testée davantage afin de déterminer le meilleur dosage et d’exclure les effets secondaires pour les abeilles et les utilisateurs ainsi que le risque de résidus. Il faudra donc encore un certain temps avant que la lutte contre le varroa puisse être optimisée.
Contrairement aux insectes sociaux dont fait partie notre abeille Apis mellifera, les abeilles sauvages ou solitaires n’ont pas le même mode de vie. Elles ne partagent pas leur nid, ne coopèrent pas dans l’élevage du couvain, ne connaissent les chevauchements de générations, ne stockent pas de miel, travaillent de façon indépendante, ne sont pas agressives et souvent n’ont pas de dard.
Le calendrier apicole qui suit a été créé par un apiculteur amateur ayant sa méthode propre. Les tâches à exécuter chaque mois sont très dépendantes de la région, de l’altitude, du type de ruche, du type d’abeilles et de bien d’autres facteurs.Ce calendrier a été créé dans le but d’aider les débutants de notre syndicat et de notre région à gérer leurs premières ruches tout au long de l’année et de leur apporter des réponses aux éventuelles questions qu’ils peuvent se poser mois après mois.
L’ITSAP (http://blog-itsap.fr/) a participé à un essai européen sur la technique de l’interruption de couvain dans la lutte contre varroa qui visait à quantifier l’efficacité, l’impact sur le développement des colonies et la praticité de différentes approches, combinées ou pas avec l’usage d’acide oxalique. Voici une synthèse des résultats et de la discussion de l’article scientifique (Büchler et al.) publié cette année dans Journal of Apicultural Research.