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Plateforme du savoir et du savoir-faire apicole

Représentation:

Faire ou ne pas faire des faux-bourdons : voilà la question que le retour de la bonne saison vient poser à nos abeilles. Dans une colonie, les mâles sont en effet un luxe : ils sont bien plus coûteux à élever que les ouvrières. Et la dépense ne s’arrête pas à l’émergence : adultes, les faux-bourdons restent pour l’essentiel à charge de leurs sœurs. Ajoutons à cela qu’ils ne contribuent en rien aux travaux de récolte, et guère à la maintenance de la ruche… Mais ce luxe est nécessaire : l’unique fonction des mâles, la propagation des gènes, est au cœur du sens biologique de la vie. Maximiser les chances de se reproduire tout en conservant celles de survivre : c’est à cette subtile balance, à laquelle contribuent aussi bien la reine que ses ouvrières, que nous vous proposons de nous intéresser aujourd’hui.

par Yves Martignony et Julien Balet 

Que font les moniteurs éleveurs ? Qu’est-ce que l’élevage ? Est-ce que c’est à ma portée ? Voilà quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

L’ITSAP (http://blog-itsap.fr/) a participé à un essai européen sur la technique de l’interruption de couvain dans la lutte contre varroa qui visait à quantifier l’efficacité, l’impact sur le développement des colonies et la praticité de différentes approches, combinées ou pas avec l’usage d’acide oxalique. Voici une synthèse des résultats et de la discussion de l’article scientifique (Büchler et al.) publié cette année dans Journal of Apicultural Research.

Le calendrier apicole qui suit a été créé par un apiculteur amateur ayant sa méthode propre. Les tâches à exécuter chaque mois sont très dépendantes de la région, de l’altitude, du type de ruche, du type d’abeilles et de bien d’autres facteurs.Ce calendrier a été créé dans le but d’aider les débutants de notre syndicat et de notre région à gérer leurs premières ruches tout au long de l’année et de leur apporter des réponses aux éventuelles questions qu’ils peuvent se poser mois après mois.

Contrairement aux insectes sociaux dont fait partie notre abeille Apis mellifera, les abeilles sauvages ou solitaires n’ont pas le même mode de vie. Elles ne partagent pas leur nid, ne coopèrent pas dans l’élevage du couvain, ne connaissent les chevauchements de générations, ne stockent pas de miel, travaillent de façon indépendante, ne sont pas agressives et souvent n’ont pas de dard.

L’Institut pour la recherche apicole de l’Université de Hohenheim a découvert une substance active contre le varroa : le chlorure de lithium.

C’est une très bonne nouvelle, bien que la substance active (avant d’être mise sur le marché en tant que médicament pour les abeilles) doive bien sûr encore être testée davantage afin de déterminer le meilleur dosage et d’exclure les effets secondaires pour les abeilles et les utilisateurs ainsi que le risque de résidus. Il faudra donc encore un certain temps avant que la lutte contre le varroa puisse être optimisée.

La métamorphose est une transformation importante du corps et du mode de vie, au cours du développement et du cycle de vie, de certains animaux, comme les amphibiens, et certains insectes. Elle est une adaptation évolutive d'un organisme à ses conditions environnementales respectives. En zoologie, elle est la transformation de la forme larvaire au stade adulte, l'animal adulte sexuellement mature.

Plantes mellifères, plantes apicoles, plantes mellitophiles… tous ces termes désignent les plantes qui ont un intérêt pour les abeilles. Mais que signifient-ils vraiment et quel est le plus approprié ?

L’aubépine est une très bonne plante mellifère, dont les fleurs parfumées sont visitées par toutes sortes d’insectes, qui viennent récolter nectar et pollen. Ses fruits attirent également de nombreux oiseaux.

L’abeille est un insecte appartenant à l’ordre des hyménoptères (avec les guêpes, fourmis, etc.). Les hyménoptères sont dotés de deux paires d’ailes, trois paires de pattes, et de membres articulés. Leur corps est composé de trois parties distinctes : la tête, le thorax et l’abdomen.

L’argousier, dont le nom scientifique est Hippophae rhamnoides, est une plante à feuillage persistant de la famille botanique des Elaeagnaceae. Ce magnifique arbuste rustique qui peut atteindre une taille de 4 mètres a une tige densément ramifiée, avec des rameaux épineux sur lesquels se forment des petites baies charnues de couleur orange, issues du développement du réceptacle floral après fécondation.

Les bruyères sont de petits arbustes buissonneux de la famille des Éricacées poussant sur des sols pauvres. Il en existe de nombreuses espèces – plusieurs centaines – dont la floraison s’étale pratiquement sur toute l’année : juin à août pour Erica tetralix, juin à octobre pour Erica cinerea, juin à décembre pour Erica arborea, août à octobre pour Calluna vulgaris, septembre à novembre pour Erica multifolia, novembre à avril ou février à juillet pour Erica carnea, etc. etc.

D’après la visioconférence du Prof. Joseph Hemmerlé 11.01.2025, Ecole d’agriculture Châteauneuf / Sion

L'essaimage est un phénomène naturel au cœur de la dynamique des abeilles mellifères. À travers ce processus, une partie de la colonie, guidée par l’ancienne reine, quitte la ruche pour former un nouveau foyer. Pour l’apiculteur, l’essaimage représente un défi, mais il constitue également une opportunité de renouvellement des colonies. Grâce aux recherches approfondies et aux observations minutieuses du Professeur Joseph Hemmerlé, il est possible de mieux comprendre les mécanismes biologiques, éthologiques et environnementaux qui sous-tendent ce comportement fascinant.

Voir la vidéo

(par Jean-Michel Normand)

Est-ce parce qu’elle donne le miel et la cire ? Ou parce que son organisation sophistiquée fait étrangement écho aux sociétés humaines ? A moins que ce ne soit à cause d’un caractère à la fois farouche et discipliné qui rend sa domestication incertaine, ou de sa manière de se poser au confluent du végétal et de l’animal. Protéiforme et teintée de mystère, la fascination qu’exerce l’abeille perdure depuis des millénaires, mais elle a connu des intermittences.

Les abeilles ne ferment pas l'œil pendant toute leur vie. Leurs activités sont néanmoins sous l'influence d'une protéine intracérébrale (pigment-dispersing factor ou PDF) qui leur permet, entre autres, de s'orienter par rapport à la position du soleil.

La première difficulté pour l’apiculteur débutant, c'est le choix d'une ruche. Les systèmes sont nombreux et tous ont leurs avantages et leurs inconvénients, leurs admirateurs et leurs adversaires. Il est important de bien choisir les ruches pour que la colonie se développe bien, pour que la production soit conséquente, pour que l’hivernage se passe bien et pour que l’apiculture soit un plaisir. De la Dadant, la Langstroth, la Voirnot, l’Alsacienne, la WBC, la Warré, la Layens, la Simplex, la Zander, la National ... et de toutes les autres : laquelle est la meilleure ruche ? Comment prendre une décision quand on est apiculteur débutant et que tous les avis des « anciens apiculteurs » divergent ?

Il arrive, par exemple lors de la première visite du printemps, de tomber sur une colonie moribonde, sans réserve de nourriture, avec des cadres présentant du couvain clairsemé, de type mâle… Que s’est-il passé ?

 

Figure 1: Colonie bourdonneuse : population très faible, couvain de mâles clairsemé, pas de couvain d’ouvrières, peu de réserves de nourriture, pas de reine visible, rayons déformés, alvéoles de mâles.

Quand on parle de luzerne, on pense d’abord à la luzerne cultivée, Medicago sativa, qui est une plante herbacée vivace originaire du Moyen Orient à fleurs bleu-violet ; mais il existe d’autres espèces à fleurs de différentes teintes, allant du jaune au blanc, en passant par le vert et le brun. Toutes sont très mellifères.

Parmi les différentes variétés de solidage présentant des caractères invasifs on trouve la verge d’or tardive ou géante (Solidago gigantea) et la verge d’or du Canada (Solidago canadensis). Il est assez difficile de distinguer ces deux variétés invasives originaires d’Amérique du Nord, d’autant plus qu’elles s’hybrident facilement entre elles.

Arbre ou arbuste dioïque à feuilles caduques. Les fleurs mâles ont des anthères jaunes, les fleurs femelles sont discrètes, verdâtres et se développent à maturation en capsules riches en graines.

La nature assure la multiplication des colonies par l’essaimage, mais l’apiculteur souhaite des colonies qui se développent bien et deviennent fortes sans essaimer. Une colonie qui désire essaimer (fièvre d’essaimage) ne construit plus et récolte peu de nectar. Les essaims sont souvent perdus, surtout pour l’apiculteur éloigné de son rucher. De plus, une colonie souche qui a essaimé demande une attention et des soins spéciaux. Que peut faire l'apiculteur ?