L’aster des jardins est une plante herbacée vivace de 90-150 cm fleurissant depuis le mois d’août jusqu’en novembre. Originaire d’Amérique du Nord, Aster novi-belgii a été introduit en Europe au XVIIIème siècle comme plante ornementale. Échappé des cultures, il pousse maintenant spontanément un peu partout, sur sol plutôt calcaire : dans les jardins, les prairies, les bois humides.
Il existe de nombreuses méthodes d'élevage de reines. Toutes dérivent des mêmes principes. Tout apiculteur sait, qu'en dehors de la période d'essaimage, une colonie avec reine n'accepte d'élever d'autres reines sans certaines précautions (en général la reine présente, empêche ou détruit tout élevage royal). Les techniques d'élevage de reines sont la mise en oeuvre de ces "précautions".
D’après la visioconférence du Prof. Joseph Hemmerlé 11.01.2025, Ecole d’agriculture Châteauneuf / Sion
L'essaimage est un phénomène naturel au cœur de la dynamique des abeilles mellifères. À travers ce processus, une partie de la colonie, guidée par l’ancienne reine, quitte la ruche pour former un nouveau foyer. Pour l’apiculteur, l’essaimage représente un défi, mais il constitue également une opportunité de renouvellement des colonies. Grâce aux recherches approfondies et aux observations minutieuses du Professeur Joseph Hemmerlé, il est possible de mieux comprendre les mécanismes biologiques, éthologiques et environnementaux qui sous-tendent ce comportement fascinant.
L’apiculteur amateur.trice est souvent bien armé élever ses colonies : il est observateur, curieux, motivé, enthousiaste, parfois idéaliste, souvent bien coaché, épaulé par des cours de vulgarisation et la lecture de multiples articles sur internet ; il fait part de ses soucis à ses collègues, apprécie les conseils voire les coups de main prêtés par les « anciens »… mais il n’a souvent strictement aucune idée de ce que lui coûte ou rapporte son hobby ! Il se rassure en pesant sa récolte : super, 15 kg de miel par colonie !!! Mais que lui ont coûté ces 30 bocaux dont il est si fier ? Quel est le bénéfice exact qu’il retire de la vente de la part de sa production qu’il n’a pas consommée lui-même ?
L’apiculteur.trice aguerri se pose une autre question : et si j’en faisais mon métier de ce hobby ? Quel est l’investissement de départ et le chiffre d’affaires que je dois viser pour m’en sortir ?
L’apiculteur.trice professionnel doit rendre des comptes à son banquier et il se pose la question : comment faire pour améliorer le rendement de mon exploitation ; comment amortir pour renouveler mon matériel ?
comment gérer les risques liés aux mauvaises années de récolte ou aux maladies ?
Ces trois apiculteurs ont à leur disposition un outil convivial développé avec compétence et précision pour les aider à répondre à toutes les questions liées à la pratique d’une apiculture financièrement responsable ?
Quel est le volume approximatif du couvain en fonction de la capacité de ponte de la reine ? De combien de cadres de corps la reine doit disposer pour pondre sans restriction de place ?
L’activité des insectes, animaux à sang froid, est conditionnée par la température extérieure. Leurs muscles ont besoin d’un minimum de chaleur, faute de quoi ils cessent toute activité. Pour éviter de subir ce phénomène mortel en hiver, ils ont développé des moyens de résistance, le plus souvent par l’hibernation.
Les espèces végétales produisant du nectar et du pollen sont très nombreuses ; en Suisse on en compte plusieurs milliers. Mais toutes ne présentent pas la même utilité apicole et seulement quelques centaines sont visitées par les abeilles. Parmi celles-ci, à peine une trentaine ont vraiment une grande valeur apicole, une septantaine sont considérées comme secondaires et les autres ont moins d’intérêt, car moins fréquentes ou poussant de manière éparse.
Les bruyères sont de petits arbustes buissonneux de la famille des Éricacées poussant sur des sols pauvres. Il en existe de nombreuses espèces – plusieurs centaines – dont la floraison s’étale pratiquement sur toute l’année : juin à août pour Erica tetralix, juin à octobre pour Erica cinerea, juin à décembre pour Erica arborea, août à octobre pour Calluna vulgaris, septembre à novembre pour Erica multifolia, novembre à avril ou février à juillet pour Erica carnea, etc. etc.
Le rhododendron est une plante mellifère emblématique parmi les meilleures des régions de montagne. En Suisse deux variétés sont présentes : Rhododendron ferrugineum, qui pousse en terrain acide et Rhododendron hirsutum, qui se plaît en terrain calcaire.
Le pissenlit, Taraxacum officinale de son nom scientifique et communément appelé « dent de lion », est une fleur de la famille des Asteraceae. C’est une plante herbacée vivace (qui vit plusieurs années) très répandue dans tous les milieux, surtout sur les sols riches en nutriments, en plaine comme en montagne, jusqu’à 2500 m d’altitude ; sa floraison commence au mois d’avril et est à son point culminant au mois de mai, mais elle se prolonge, de manière moins prononcée, jusqu’à l’automne, surtout si l’été est sec et chaud.
L’argousier, dont le nom scientifique est Hippophae rhamnoides, est une plante à feuillage persistant de la famille botanique des Elaeagnaceae. Ce magnifique arbuste rustique qui peut atteindre une taille de 4 mètres a une tige densément ramifiée, avec des rameaux épineux sur lesquels se forment des petites baies charnues de couleur orange, issues du développement du réceptacle floral après fécondation.
L’abeille est un insecte appartenant à l’ordre des hyménoptères (avec les guêpes, fourmis, etc.). Les hyménoptères sont dotés de deux paires d’ailes, trois paires de pattes, et de membres articulés. Leur corps est composé de trois parties distinctes : la tête, le thorax et l’abdomen.
Des reines non marquées sont parfois très difficiles à retrouver. Nous recommandons d’avoir le matériel de marquage à disposition lors de chaque examen de colonie, de manière à toujours pouvoir marquer des reines qui ne le sont pas. Il faut un bon coup d’œil pour cela et tous les apiculteurs n’ont pas forcément le talent de découvrir des reines. Quand un nucléus doit être formé ou une reine introduit e, l’apiculteur est alors souvent embarrassé.
Les pollinisateurs utilisent des indices précis pour identifier les fleurs riches en pollen ou en nectar : la couleur, le parfum… Des chercheurs ont découvert que les abeilles sont également sensibles aux variations de température entre les différentes parties d’une fleur. Ces « motifs thermiques » leur permettent de repérer les fleurs les plus riches en nourriture.
L’aubépine est une très bonne plante mellifère, dont les fleurs parfumées sont visitées par toutes sortes d’insectes, qui viennent récolter nectar et pollen. Ses fruits attirent également de nombreux oiseaux.
Plantes mellifères, plantes apicoles, plantes mellitophiles… tous ces termes désignent les plantes qui ont un intérêt pour les abeilles. Mais que signifient-ils vraiment et quel est le plus approprié ?
Les principaux déterminants environnementaux du développement des castes d'abeilles proviennent des nutriments larvaires : la gelée royale stimule la différenciation des larves en reines, alors que le pain d'abeille produit des abeilles ouvrières. Cependant, ces déterminants ne sont pas complètement caractérisés.
L'idée selon laquelle un animal ou une plante n'est que le produit des gènes hérités de ses parents est de plus en plus remise en question. Jusqu'à présent, on savait que l'environnement pouvait influencer, parfois de manière non négligeable, l'apparence ou le comportement des êtres vivants (le phénotype). Il s'avère cependant que, dans certains cas, l'empreinte laissée par l'environnement peut être transmise aux générations suivantes sans que l'information génétique elle-même ne soit modifiée. L'ensemble des mécanismes qui contrôlent cette partie héréditaire influencée par des facteurs environnementaux est appelé « épigénétique ».
Le pollen est l’organe de reproduction mâle des plantes et arbres à fleurs spermaphytes. Toutes ces fleurs sont donc en mesure de fournir du pollen aux insectes pollinisateurs, pourtant certains pollens de fleurs peuvent être boudés par les abeilles pour diverses raisons.
Confrontée au contexte actuel - environnement pollué, pesticides, bouleversements climatiques, varroase, etc. - l’apiculture affronte de multiples problèmes. Mais ce contexte n’explique pas tout. Afin d’agir efficacement, il apparaît nécessaire d’aborder « l’aspect santé » des colonies d’abeilles dans sa globalité. En imaginant que le fonctionnement biologique de l’abeille est similaire à celui des autres êtres vivants et que tous ces facteurs ont en commun qu’ils peuvent être influencés par l’homme. Sa réflexion doit infléchir ses interventions dans le respect de la santé de ses abeilles.