L'abeille européenne, l’avette ou la mouche à miel (Apis mellifera) est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est considérée comme semi-domestique. C'est une des abeilles élevées à grande échelle pour produire du miel.
Est-ce parce qu’elle donne le miel et la cire ? Ou parce que son organisation sophistiquée fait étrangement écho aux sociétés humaines ? A moins que ce ne soit à cause d’un caractère à la fois farouche et discipliné qui rend sa domestication incertaine, ou de sa manière de se poser au confluent du végétal et de l’animal. Protéiforme et teintée de mystère, la fascination qu’exerce l’abeille perdure depuis des millénaires, mais elle a connu des intermittences.
Les abeilles ne ferment pas l'œil pendant toute leur vie. Leurs activités sont néanmoins sous l'influence d'une protéine intracérébrale (pigment-dispersing factor ou PDF) qui leur permet, entre autres, de s'orienter par rapport à la position du soleil.
La première difficulté pour l’apiculteur débutant, c'est le choix d'une ruche. Les systèmes sont nombreux et tous ont leurs avantages et leurs inconvénients, leurs admirateurs et leurs adversaires. Il est important de bien choisir les ruches pour que la colonie se développe bien, pour que la production soit conséquente, pour que l’hivernage se passe bien et pour que l’apiculture soit un plaisir. De la Dadant, la Langstroth, la Voirnot, l’Alsacienne, la WBC, la Warré, la Layens, la Simplex, la Zander, la National ... et de toutes les autres : laquelle est la meilleure ruche ? Comment prendre une décision quand on est apiculteur débutant et que tous les avis des « anciens apiculteurs » divergent ?
Il arrive, par exemple lors de la première visite du printemps, de tomber sur une colonie moribonde, sans réserve de nourriture, avec des cadres présentant du couvain clairsemé, de type mâle… Que s’est-il passé ?
Figure 1: Colonie bourdonneuse : population très faible, couvain de mâles clairsemé, pas de couvain d’ouvrières, peu de réserves de nourriture, pas de reine visible, rayons déformés, alvéoles de mâles.
Quand on parle de luzerne, on pense d’abord à la luzerne cultivée, Medicago sativa, qui est une plante herbacée vivace originaire du Moyen Orient à fleurs bleu-violet ; mais il existe d’autres espèces à fleurs de différentes teintes, allant du jaune au blanc, en passant par le vert et le brun. Toutes sont très mellifères.
Parmi les différentes variétés de solidage présentant des caractères invasifs on trouve la verge d’or tardive ou géante (Solidago gigantea) et la verge d’or du Canada (Solidago canadensis). Il est assez difficile de distinguer ces deux variétés invasives originaires d’Amérique du Nord, d’autant plus qu’elles s’hybrident facilement entre elles.
Arbre ou arbuste dioïque à feuilles caduques. Les fleurs mâles ont des anthères jaunes, les fleurs femelles sont discrètes, verdâtres et se développent à maturation en capsules riches en graines.
La nature assure la multiplication des colonies par l’essaimage, mais l’apiculteur souhaite des colonies qui se développent bien et deviennent fortes sans essaimer. Une colonie qui désire essaimer (fièvre d’essaimage) ne construit plus et récolte peu de nectar. Les essaims sont souvent perdus, surtout pour l’apiculteur éloigné de son rucher. De plus, une colonie souche qui a essaimé demande une attention et des soins spéciaux. Que peut faire l'apiculteur ?
On pourrait penser que la reproduction asexuée conduit à une impasse évolutive accumulant les mutations délétères et conduisant à l’extinction de l’espèce. Des études récentes montrent que ce n’est pas le cas et le faux-broudon en est un exemple bien étudié. Le cas particulier de la reproduction de Varroa destructor est édifiant : ces acariens ont moins de mutations délétères que d’autres insectes sexués…
Exemples de reproduction asexuée chez certains animaux : le requin-marteau, le requin léopard, le poisson-scie, l’anémone de mer, le Dragon du Komodo, le gecko, le puceron, la cochenille…
Le frelon asiatique poursuit sa progression depuis la date de son arrivée en France il y a 20 ans.
En 2024, il est aux portes du Valais et le défilé de St-Maurice ne sera certainement pas un obstacle infranchissable pour cet envahisseur très bien adapté.
Les abeilles assurent depuis des millions d’années la pérennité de l’espèce par l’essaimage. L’essaimage est un processus de division de colonie en deux populations. La reine en place quitte la ruche, accompagnée par une grande partie des ouvrières de tous âges, pour former un essaim qui se met rapidement en grappe. L’essaim laisse dans la ruche initiale le nid avec du couvain naissant, environ un tiers des ouvrières et des cellules royales prêtes à éclore. Une jeune reine remplacera l’ancienne, et la colonie reformée commencera son développement...
Pour les abeilles mellifères, le saule est une des premières sources de nourriture à la fin de l'hiver. L'apiculteur calque sa visite de printemps sur l'éclosion des chatons de la plante mâle.
Les différentes races d'abeilles sont déterminées grâce à leur biométrie (couleurs, index...) mais aussi grâce à des marqueurs moléculaires (mitochondrial et nucléaire). Définir des races nous permet de comprendre la biogéographie de l'abeille.
Une toute récente étude américaine, vient bousculer le dogme de l'élévage de reines qui existe depuis la fin des années 1890.
Dès leur initiation à l’élevage de reines, les apiculteurs apprenaient que le facteur qui détermine la caste des larves issues d’œufs fécondés est la durée de l’alimentation par de la gelée royale.
Si une larve est nourrie exclusivement avec de la gelée royale pendant les 6 jours qui précèdent l’operculation, l’insecte adulte qui émergera au 16e jour sera une reine (vierge). En revanche, si cette même larve est nourrie avec un mélange de miel/pollen pendant les derniers 3 jours qui précèdent l’operculation, ce sera une ouvrière stérile qui émergera au 21e jour. Une toute récente étude américaine publiée en 2020 dans la sérieuse Royal Society, vient bousculer le dogme ci-dessus.
par AURORE AVARGUÈS-WEBER
Malgré un cerveau minuscule comptant 100000 fois moins de neurones que le nôtre, les abeilles possèdent des facultés cognitives étonnantes. Ces hyménoptères comptent, maîtrisent des concepts, raisonnent par catégories... et sont même plus rapides que les grands singes dans certaines tâches !
Le manuka (Lactospermum scoparium), appelé aussi tea tree de Nouvelle Zélande en anglais parce que ses feuilles peuvent être utilisées pour faire du thé, est un arbuste vivace à feuilles persistantes de la famille des Myrtacées (la même que l’eucalyptus et le myrte). Il comporte des branches ramifiées en mode désordonné et ses feuilles, de forme variée, sont petites et aromatiques. Pendant la floraison le manuka produit des fleurs à cinq pétales, de couleur blanche, rose ou rouge, auxquelles succèdent les fruits, des capsules ligneuses rondes, qui persistent sur la plante pendant de nombreux mois.
Le rucher pavillon date du 19ème siècle et sa conception servait à l’entreposage des paniers et des ruches avec accès depuis l’arrière. Le rucher devait protéger les abeilles du vent, de la pluie et des vols. La ruche « suisse » avec accès par l’arrière est de nos jours encore l’exploitation la plus courante en Suisse alémanique. En dehors de la Suisse, l’apiculture se pratique principalement en ruches à hausse multiple.
Le coquelicot est une plante herbacée annuelle à fleurs rouges de la famille des Papaveraceae. Très commune dans les champs de céréales depuis le néolithique déjà, elle subit de nos jours les effets néfastes des désherbants et se fait malheureusement plus rare.
Le virus de la maladie des ailes déformées ou DWV est un des virus les plus répandus chez Apis mellifera et un des moins virulents. En l’absence de facteurs favorisants, il n’est responsable que d’une infection cachée, c’est à- dire sans signes cliniques.
Des clones (imparfaits) sans fils, des mâles sans père mais avec un grand-père maternel, des jumelles par leurs pères, des sœurs par leurs mères, des filles sœurs ou demies-sœurs …
Allons droit au but, la génétique des abeilles est vraiment bizarre ! … Avec les abeilles il faut oublier ce qu’on sait dans le cas de la reproduction humaine par exemple où chaque parent contribue à apporter la moitié des chromosomes, par son ovule pour la mère, par son sperme pour le père. Ce n’est pas le cas avec les abeilles !