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Plateforme du savoir et du savoir-faire apicole

Représentation:

L'abeille européenne, l’avette ou la mouche à miel (Apis mellifera) est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est considérée comme semi-domestique. C'est une des abeilles élevées à grande échelle pour produire du miel.

Le laurier est un arbrisseau aux feuilles aromatiques, typique des régions méditerranéennes. Il en existe plusieurs variétés qui s’adaptent bien chez nous et qui fleurissent à différentes époques de l’année. Il est présent surtout dans les jardins, où il forme de belles haies grâce à son feuillage dense et vert.

Quand une abeille change de rôle dans la ruche, son ADN s’adapte

Les abeilles tiennent toutes un rôle précis, mais évolutif, au sein de la ruche. Certains individus âgés pourraient au besoin reprendre des fonctions normalement exercées par des jeunes. Chose inconnue jusqu'alors, ce changement de comportement s'accompagnerait d'adaptations au niveau de l'ADN. Chaque rôle possède en effet son propre motif de méthylation.

En 2019, on apprenait, avec étonnement, que le varroa ne se nourrissait pas de l’hémolymphe des abeilles mais qu’il perçait leur cuticule pour ingérer leur fameux corps gras (►voir article).

Les recherches progressent très rapidement et on découvre, aujourd’hui, que la salive du varroa adulte lui permet de maintenir bien ouvert l’orifice qu’il a percé à travers la membrane de la nymphe ou de l’imago pour pouvoir liquéfier puis aspirer le corps gras. Une enzyme salivaire (la chitinase) diminuerait les défenses immunitaires de l’abeille et jouerait un rôle important dans la survie du varroa… on imagine tout naturellement un blocage de cette enzyme pour la future lutte contre le funeste parasite…

Reconnaître les maladies des abeilles et connaître les méthodes de lutte et de prévention effi caces sont des conditions sine qua non pour garantir la santé des abeilles et pour une bonne pratique apicole. Les maladies se propagent non seulement très rapidement à l’intérieur des ruches en raison des contacts physiques entre ouvrières et de la trophallaxie (échange de nourriture entre abeilles), mais aussi entre les ruches. Les abeilles pouvant voler sur de grandes distances, piller les colonies voisines ou y dériver, le risque qu’un grand nombre de colonies et de ruchers soit touché par une maladie ou une épizootie est important. Si l’on ajoute à cela le déplacement des ruches par l’apiculteur et la haute densité de ruchers en Suisse, la prévention des épizooties et des maladies est encore plus importante chez l’abeille que chez les autres animaux de rente qui peuvent être mis en quarantaine plus facilement.

Le frelon asiatique porte mal son nom puisque la très grande majorité des frelons (y compris notre frelon européen) sont originaires d’Asie. Les scientifiques sont plus précis et le nomment Vespa velutina nigrithorax. On pourrait traduire cette appellation latine par « grosse guêpe, recouverte de nombreux poils courts et soyeux, à thorax noir ». Il fait partie des insectes hyménoptères (porteur de 4 ailes membraneuses se mariant en vol grâce à une série de petits hamuli) apocrites (à la fine taille de guêpe). Son portrait est nettement moins poétique...

L’année dernière, des publications d’articles spécialisés sur des contaminations et des falsifications de cire d’abeilles ont secoué le monde apicole. Une prise de conscience a eu lieu auprès des apiculteurs sur l’importance de l’état de la cire : en effet, la qualité de nos produits et, bien sûr, la santé de nos colonies en dépendent (1).

Il existe plusieurs circonstances dans lesquelles cette opération apicole s’impose mais le cas le plus grave et qui requiert le plus de précautions est celui de la loque américaine. Le contenu de cette fiche concerne donc le cas particulier de cette maladie.

Reconnaissez-vous les maldies?

Faites le test: Essayez d'évaluer les maladies !

Pour agrandir, ciquez sur l'image.

 

Guide de la santé des abeilles

 

► Pour les solutions: voir plus bas

 

Le gros souci des apiculteurs actuellement, dans nos régions, est l'approche d'une maladie qui vient de l'Est […] [et qui] a pour nom la varroase, […] c'est un parasite qui se nourrit du sang des abeilles, qui meurent épuisées. Décelée d'abord en Sibérie, la maladie est en train de s'étendre à l'ensemble de l'Eurasie; on l'a connue en Russie, puis dans les pays de l'Est, et elle a atteint l'Allemagne fédérale. La France et la Suisse sont épargnées pour le moment. On n'importe pas d'abeilles en provenance des pays connaissant le fléau et cela permet de retarder (voire d'arrêter ?) l'avance de la maladie.

L'impartial, 23 mars 1983.

Les abeilles jouent un rôle essentiel dans notre écosystème, du fait de leur mission principale qu’est la pollinisation. Cette action permet aux plantes de se reproduire. Les abeilles font partie des insectes pollinisateurs les plus efficaces aux côtés des guêpes ou encore des papillons. Cependant, elles restent une espèce lourdement menacée par divers facteurs.

L’hiver s’estompe, des nuits peuvent encore être froides mais les journées sont chaudes, en une nuit le gel peut griller toutes les fleurs des fruitiers. La chaleur de la journée, la longueur de l’ensoleillement ne doivent pas nous conduire à un excès d’optimisme, quelques jours successifs de pluie ruinent les floraisons. Prudence donc, c’est le mois où explosent les colonies, le gros travail commence : visite de printemps faire construire, surveillance de l’essaimage, préparation de l’élevage des reines.

Cauchemar pour les uns, opportunité pour d’autres, incroyable espoir pour les visionnaires, la fausse teigne est un insecte qui interpelle tous ceux qui s’intéressent à son évolution et à sa parfaite adaptation à la ruche et à son superorganisme. Il y a donc trois façons de voir la fausse teigne : l’apiculteur redoute les ravages occasionnés dans ses ruches ; l’entomologiste est émerveillé par le rôle de fossoyeur joué par l’insecte ; les chercheurs se penchent sur sa faculté très écologique de digérer le si polluant plastique. Qu’est donc que ce curieux papillon ?

Les cycles de développement de Varroa destructor et de l’abeille sont intimement liés. Depuis l’apparition du varroa en Europe au début des années 80, de nombreux type de traitement chimique ont été préconisés et employés pour le traitement de la varroase. Les résidus chimiques de synthèse et des molécules persistantes, se sont retrouvées dans la cire d’abeille contribuant au fil des années à la sélection des varroas résistants. Ainsi il est possible de gérer les populations de varroas en intervenant sur le cycle de l’abeille. L’encagement de la reine pour obtenir une colonie sans couvain est un exemple de méthode biomécanique intéressante pour gérer la varroose.

(Par Jean Riondet)

La question du nourrissement est récurrente, au printemps pour stimuler les colonies et disposer de fortes populations aux moment des premières miellées, puis en cours de saison dans les moments creux, enfin pour assurer les réserves d’hiver.

Toute décision de nourrir ses colonies doit être réfléchie en tenant compte de la saison, avoir un but précis et les ingrédients doivent être bien choisis pour répondre correctement aux questions : quand ?, pourquoi ?, comment ?

La création de variétés d'hybrides F1 nécessite un important travail de sélection préalable de lignées pures dans des populations différentes, puis des tests de croisements de ces lignées pures. Pour bénéficier d'un effet d'hétérosis (voir plus bas) maximum, il faut que ces lignées soient très différentes (en croisant des pools génétiques différents, comme des origines géographiques autrefois isolées), en outre il faut pouvoir y introduire les caractères recherchés, donc disposer de ce que les généticiens appellent un « réservoir de variabilité ».

La visite d’une ruche se prépare à l’avance pour ne rien oublier et gagner en efficacité. Une visite, même brève, dérange la colonie qui la vit comme une intrusion et le stress engendré amènent les abeilles à consommer entre 0.5 et 1 kg de miel. La visite ne sera donc effectuée qu’en cas de nécessité. Ces quelques conseils rendent les visites plus efficaces :

Les paquets d’abeilles, tous semblables, mais tous différents par leur composition et leur utilisation.

La confection des paquets d’abeilles n’est pas une pratique habituelle en apiculture, car cette pratique demande un savoir-faire qui est rarement enseigné en rucherécole. Sur le net, beaucoup de vidéos ne donnent pas toutes les informations qui entourent cette technique, ce qui fait que lors de la mise en pratique par les apiculteurs, les résultats sont très souvent infructueux.

Bien que peu nombreuses, des colonies d’abeilles A. mellifera mellifera sauvages ou férales existent bel et bien dans la nature et résistent au varroa du fait de leur petite taille, de leur tendance à l’essaimage de la faible densité de l’habitat et probablement par la sélection naturelle. Les études prouvent également que ces souches d’abeilles noires sont pures, sans hybridation. En conséquence, les chercheurs plaident pour que soit développée une politique de conservation de ces populations d’abeilles, parce qu’elles constituent une espèce sauvage probablement en régression, mais aussi un réservoir génétique intéressant d’un point de vue apicole.

Le comportement individuel de l’abeille mellifère s’inscrit dans la gestion globale du superorganisme qu’est la colonie. L’activité, au plus profond du nid à couvain, est enfin découverte grâce au travail d’une équipe de chercheurs qui a mis au point une technologie d’enregistrement numérique de vidéos surprenantes. L’intimité de la colonie est révélée jusqu’au fond des alvéoles : la ponte, l’éclosion des larves, l’élevage du couvain ouvert, le stockage de la nourriture apparaissent dans de courtes vidéos permettant de visualiser des comportements jusqu’ici insoupçonnés.

Trop souvent le tiroir ne sert qu’à repérer la présence plus ou moins abondante de chutes naturelles de varroas morts. Pourtant le tiroir est le miroir de la vie de la colonie juste au-dessus… Si l’apiculteur se donne la peine de l’examiner régulièrement, les éléments, déchets, débris et autres résidus observés livrent de précieuses informations sur la dynamique et la santé des colonies. L’examen du tiroir doit toujours être corrélé avec le calendrier apicole : l'interprétation d'un tiroir examiné en été sera très différent du même tiroir ouvert à Noël.