Lʼabeille est le cinquième insecte et surtout le premier hyménoptère à avoir été séquencé. La séquence dʼADN a été analysée à partir des mâles produits par une seule reine obtenue aux ruchers Bee Weaver au Texas et, depuis le début du projet, il a fallu pas moins de 14 millions de lectures morceau par morceau pour reconstituer les 236 millions de paires de base formant la séquence quasi complète du génome de l’abeille.
On profitera des mois d'hiver pour nettoyer tout son matériel apicole. Non seulement cela évitera, peut-être, certaines maladies, mais quel plaisir de retrouver au printemps des outils en bon état et surtout qui ne collent pas.
par Sophie Bécherel
La dopamine est un neurotransmetteur impliqué dans le système cérébral de la récompense et le sentiment du plaisir chez les mammifères. Si chez l’homme, la dopamine est un élément clé dans le mécanisme d’addiction aux drogues, chez l’abeille, ce neurotransmetteur est responsable de la sortie de la ruche des butineuses non seulement dans le but d'assouvir leur désir individuel de manger, mais également de chercher de la nourriture pour satisfaire un besoin social et fournir à la colonie les apports de nourriture dont elle a besoin.
Dès l’antiquité, le miel a été consommé pour son pouvoir édulcorant et utilisé pour ses effets thérapeutiques. Actuellement il est supplanté par le sucre de betterave dans l’alimentation. Par contre la médecine redécouvre ses effets bactéricides et cicatrisants sur les plaies chroniques.La cire connaît la faveur des fabricants de cosmétiques alors que la gelée royale et la propolis sont reconnues par la diététique. L’Histoire de l’utilisation du miel et des produits de la ruche est fascinante.
La bonne pratique apicole: L’avantage des nucléi de printemps par rapport aux nucléi d’été est d’avoir une première estimation avant l’hivernage, de la valeur de la reine avec un mois de ponte supplémentaire.
Au sein de la colonie, la fonction du faux-bourdon est souvent méconnue voire jugée secondaire. Pourtant les mâles ont une implication fondamentale quant à la transmission de la diversité génétique. Regroupés en congrégations comptant 1’000-15'000 individus, ils proviennent de nombreuses colonies différentes, parfois éloignées de 10-15 km. Lors du bal des mâles, ils fécondent les reines à tour de rôle (souvent jusqu’à 20 inséminations successives), et assurent un brassage génétique empêchant toute consanguinité.
Le Professeur Dr. Martin Giufra travaille au Centre de Recherches sur la Cognition Animale à Toulouse, France. Il est spécialiste de neurobiologie et plus particulièrement de neuro-cognition chez les invertébrés. L’équipe de chercheurs qu’il dirige s’est penchée sur les méga performances de capacité d’apprentissage du mini-cerveau de l’abeille.
Le faux-bourdon est le mâle des abeilles domestiques, c'est le plus gros insecte de la colonie. Il est trapu et son thorax est couvert de poils. Il est reconnaissable par sa tête surmontée de deux gros yeux globuleux et équipée d'une paire d'antennes, son abdomen est arrondi, son vol est assez bruyant et disgracieux. Son rôle principal est de transmettre le patrimoine génétique de sa mère lors de la fécondation.
par R. Prasad
La défense d'une société exige souvent que certains membres spécialisés se coordonnent pour repousser une menace au péril de leur vie. C'est particulièrement vrai pour les abeilles domestiques qui défendent la ruche et peuvent sacrifier leur vie en cas de piqûre. Au cœur de cette réponse défensive coopérative se trouve la phéromone d'alarme de piqûre, dont le composant principal est l'acétate d'isoamyle (IAA).
L’hiver est sans nul doute la période la plus éprouvante pour les abeilles. Cependant, comme la nature a bien fait les choses, elle a donné aux abeilles dites « d’hiver » des atouts pour endurer les rigueurs de la mauvaise saison. Ainsi, les abeilles d’hiver ont des réserves adipeuses plus importantes que les abeilles d’été, elles ont une pilosité plus développée qui leur confère une isolation naturelle et la contraction musculaire des muscles du thorax génère un dégagement de chaleur bien plus important que chez les abeilles d’été. Leur constitution, ainsi que leur comportement leur permet de vivre plus longtemps et de faire face aux rudesses de l’hiver.
En savoir plus:
► Aide-mémoire : 4.3 Hivernage
► La grappe hivernale
La régulation comportementale de la soif, de la collecte de l’eau et de son stockage dans les colonies d’abeilles mellifères.
Cette étude a examiné comment une colonie d'abeilles mellifères détecte et étanche sa soif collective lorsqu’elle constate une hyperthermie du couvain (>36°).
La phacélie, phacelia tanacetifolia, est une plante herbacée annuelle de taille comprise entre 50 et 120 cm. C’est une plante originaire de Californie et du Mexique qui a été introduite en Europe au XIXème siècle ; présente près des habitations et dans les terrains vagues, où elle peut même devenir envahissante, elle est surtout cultivée comme engrais vert, en culture fourragère ou en culture intermédiaire.
Comme tout être vivant, l’abeille est la proie de parasites et de germes pathogènes divers : toute colonie contient une gamme de microbes large et variée. Toute colonie n’en est pas malade pour autant1 ! C’est que, comme tout être vivant, l’abeille a mis au point, au fil de l’évolution, des moyens divers pour y résister : c’est ce qu’on appelle l’immunité.L’abeille a, tout comme nous, un système de défense immunitaire, mais avec quelques différences.
La fonction première de la reine est la ponte d’œufs permettant l’émergence de tous les individus qui forment la population d’une colonie d’abeilles. Les multiples autres fonctions de la reine ne sont pas abordées dans ce bref article.
La collecte de pollen n’est pas une mince affaire : les abeilles utilisent donc plusieurs sens et différentes techniques pour le choisir.
Arbres et arbustes à feuilles caduques avec des fleurs hermaphrodites blanches à légèrement roses qui se développent en fruits comestibles de différentes couleurs. En Suisse, on trouve fréquemment le cerisier sauvage (P. avium), le prunier (P. domestica), le griottier (P. cerasus), l’abricotier (P. armeniaca) et le prunelier (P. spinosa).
L’ailante globuleux (Ailanthus altissima), appelé aussi faux-verni du Japon, est un arbre de la famille des Simaroubaceae pouvant atteindre 25 à 30 mètres. Il est originaire de l’Asie orientale et a été importé volontairement en Europe au XVIIIème siècle à des fins ornementales, mais surtout dans le cadre de la production de la soie, la plante servant de nourriture à un papillon, le bombyx de l’ailante (Samia cynthia), censé remplacer le bombyx du mûrier (Bombyx mori).
On reconnaît 4 types de cellules royales :
1. Cellules royales d’essaimage naturel
2. Cellule royale de sauvetage
3. Cellule royale de remérage
4. Cellules royales artificielles
La division d’une colonie est dictée par diverses raisons :
Il existe de nombreuses méthodes différentes et très simples pour diviser ses ruches.
Celle décrite ci-dessous marche bien :
Mesurant 1mm³, le cerveau de l’abeille est capable de prouesses remarquables grâce à des mécanismes cognitifs très élaborés. L’abeille fait des choix, mémorise des trajets en suivant précisément la course du soleil, repère des sources de nourriture qu’elle évalue qualitativement et quantitativement, transmet de multiples informations à ses consœurs pour recruter un grand nombre de butineuses aux compétences différentiées.
Le parasite acarien décime les ruches. Le biologiste Paul Page a montré qu’une butineuse asiatique avait trouvé la parade grâce à un système de «suicide altruiste». Un modèle à faire suivre à sa cousine européenne?