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Plateforme du savoir et du savoir-faire apicole

Représentation:

Asiatische Bienen haben eine außergewöhnliche Technik entwickelt, um sich gegen Angriffe von Riesenhornissen zu verteidigen. Sie bedecken ihre Beute mit Tierexkrementen. 

Les phéromones sont des éléments clés de la communication animale : elles sont libérées pour transmettre des messages spécifiques tels que l'attraction sexuelle, l'agression, la reconnaissance de congénères, etc., aux membres d'une même espèce.

Figure : L'extension du proboscis: réponse appétitive d'une abeille immobilisée à une récompense de solution sucrée ayant contacté ses antennes. Des abeilles ayant été exposées à des phéromones de signification différente changent leur comportement d'extension du proboscis montrant ainsi l'impact de ces phéromones sur l'évaluation de la récompense alimentaire reçue. © Martin Giurfa

La reine a une durée de vie de 4-5 ans. Cela peut paraître beaucoup. Pourtant, il faut 1-2 ans pour reconnaître une reine de valeur et la sélectionner pour la (re)production. Pour conserver cette reine le plus longtemps possible, il faut ménager sa ponte, qui est dépendante du nombre de spermatozoïdes présents dans sa spermathèque. Différentes techniques permettent de moduler la ponte : taille de la colonie, surface des alvéoles vides, population des jeunes abeilles, ressources protéiques…

Le mini cerveau de l’abeille, qui comporte 10⁶ de cellules (10¹¹chez l’homme), lui permet non seulement de gérer des comportements stéréotypés, comme le butinage, mais grâce à sa plasticité ce cerveau s’adapte et permet à l’insecte de répondre à des problèmes nouveaux par un apprentissage souvent complexe. Le cerveau de l’abeille est capable de fournir des solutions ‘intelligentes’ à une vaste gamme de problèmes écologiques ou autres, comme c’est le cas chez les vertébrés et l’homme.

Une étude associant l'Inra, l'Acta et l'ITSAP-Institut de l'abeille décortique les mécanismes physiologiques impliqués dans la survie hivernale chez les abeilles mellifères. Les chercheurs ont montré qu'une protéine aux propriétés antioxydantes, la vitellogénine, est associée à une augmentation de 30% de la probabilité de survie des colonies en hiver.

par FRANÇOIS SAVATIER

Des traces de cire d’abeille retrouvées sur des tessons de poterie suggèrent que l’apiculture était déjà maîtrisée au début du Néolithique.

Cette étude intitulée  « Safeguarding pollinators and their values to human well-being » estime que « 75 %
des principales cultures – céréales, fruits – dépendent de la pollinisation par des espèces animales ». Or, leur disparition entraînerait une perte de 5 à 8 % de la production agricole mondiale, ce qui provoquerait une augmentation des possibles recrudescences des maladies liées à notre équilibre alimentaire (maladies cardiaques) et augmenterait de « 1,4 million par an, le nombre de décès supplémentaires ».

La vergerette du Canada (Conyza canadensis ou Erigernon canadensis) et la vergerette annuelle (Erigeron annuus ou Stenactis annua) sont des plantes herbacées annuelles de la famille des Asteraceae originaires d’Amérique du Nord. Elles présentent toutes les caractéristiques des plantes mellifères invasives : origine exotique ; croissance rapide ; nombre élevé de graines volantes produites, pouvant être transportées à plusieurs kilomètres ; faculté de germer dans le moindre interstice ; forte attractivité pour les insectes butineurs, dont les abeilles domestiques.

Matthieu Guichard (Agroscope, Swiss Bee Research Centre, Bern) a mené une longue étude entre 2010 et 2018 sur ~1000 colonies d’abeilles Carnica et ~1000 colonies d’abeilles Mellifera, visant à déterminer l’héritabilité de différents caractères : récolte du miel, douceur, tenue des cadres, essaimage, comportement hygiénique et infestation par Varroa.

Les organes de l’appareil digestif de l’abeille mellifère permettent l’assimilation des aliments. Certaines glandes sont associées à l’appareil digestif tout en assurant des fonctions périphériques comme la production de substances nutritives ou un appui à l’assimilation des aliments.

Le pommier et le poirier font partie des principaux arbres fruitiers à pépins de Suisse. Ils ont une grande importance économique et de nombreuses variétés sont cultivées. Ce sont des arbres ou arbustes à feuilles caduques. Les fleurs, hermaphrodites, sont
blanches à légèrement roses avec des anthères jaunes chez le pommier cultivé (M. domestica, originellement M. sylvestris) alors qu’elles sont blanches (rarement roses) avec des anthères rouges foncées chez le poirier cultivé (P. communis, originellement
P. pyraster).

La structure abritant les abeilles a beaucoup évolué au cours du temps. Les premiers apiculteurs ont tantôt utilisé des poteries, des murs creux, des sections de tronc d’arbres, ou des paniers tressés, parfois recouverts de terre séchée… On en trouve encore quelques exemples en fonctionnement, mais le système de la ruche à cadre s’est progressivement imposé.

De nombreuses méthodes de réunion sont utilisées par les apiculteurs et certaines très violentes démontrent un réel manque de respect envers les abeilles. Le seul avantage de ce type de réunion, c’est d’être rapide, mais elles ne se préoccupent guère de ce que deviennent les reines, les butineuses et les abeilles en général. La plus douce et la plus utilisée des méthodes est très probablement la « superposition ». Cette procédure est relativement simple, à la portée de tous les apiculteurs débutants comme confirmés et si les quelques règles dont nous allons parler dans cet article sont respectées, la réunion devrait se passer sans problème.

Ne serait-il pas intéressant de conserver les allèles des reines les plus performantes ou les plus importantes après leur mort ? Il n’est donc pas surprenant que la cryoconservation de sperme de faux-bourdons a fait l’objet de recherches depuis les années 1970. Le risque de perdre la biodiversité naturelle est une autre motivation pour ces recherches.

Gilbert Duruz est apiculteur en Suisse, dans la haute vallée du Rhône. Il est formateur en apiculture, éleveur de reines, testeur pour le programme Suisse Romand de sélection de l’abeille Carnica, et président de l’association Suisse Romande des éleveurs de reines (ARAE). Il nous présente sa méthode d’élevage et de renouvèlement, en conditions continentales et montagnardes.

Lʼabeille est le cinquième insecte et surtout le premier hyménoptère à avoir été séquencé. La séquence dʼADN a été analysée à partir des mâles produits par une seule reine obtenue aux ruchers Bee Weaver au Texas et, depuis le début du projet, il a fallu pas moins de 14 millions de lectures morceau par morceau pour reconstituer les 236 millions de paires de base formant la séquence quasi complète du génome de l’abeille.

On profitera des mois d'hiver pour nettoyer tout son matériel apicole. Non seulement cela évitera, peut-être, certaines maladies, mais quel plaisir de retrouver au printemps des outils en bon état et surtout qui ne collent pas.

par Sophie Bécherel

La dopamine est un neurotransmetteur impliqué dans le système cérébral de la récompense et le sentiment du plaisir chez les mammifères. Si chez l’homme, la dopamine est un élément clé dans le mécanisme d’addiction aux drogues, chez l’abeille, ce neurotransmetteur est responsable de la sortie de la ruche des butineuses non seulement dans le but d'assouvir leur désir individuel de manger, mais également de chercher de la nourriture pour satisfaire un besoin social et fournir à la colonie les apports de nourriture dont elle a besoin.

Dès l’antiquité, le miel a été consommé pour son pouvoir édulcorant et utilisé pour ses effets thérapeutiques. Actuellement il est supplanté par le sucre de betterave dans l’alimentation. Par contre la médecine redécouvre ses effets bactéricides et cicatrisants sur les plaies chroniques.La cire connaît la faveur des fabricants de cosmétiques alors que la gelée royale et la propolis sont reconnues par la diététique. L’Histoire de l’utilisation du miel et des produits de la ruche est fascinante.

La bonne pratique apicole: L’avantage des nucléi de printemps par rapport aux nucléi d’été est d’avoir une première estimation avant l’hivernage, de la valeur de la reine avec un mois de ponte supplémentaire.

Au sein de la colonie, la fonction du faux-bourdon est souvent méconnue voire jugée secondaire. Pourtant les mâles ont une implication fondamentale quant à la transmission de la diversité génétique. Regroupés en congrégations comptant 1’000-15'000 individus, ils proviennent de nombreuses colonies différentes, parfois éloignées de 10-15 km. Lors du bal des mâles, ils fécondent les reines à tour de rôle (souvent jusqu’à 20 inséminations successives), et assurent un brassage génétique empêchant toute consanguinité.