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Plateforme du savoir et du savoir-faire apicole

Représentation:

L'abeille européenne, l’avette ou la mouche à miel (Apis mellifera) est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est considérée comme semi-domestique. C'est une des abeilles élevées à grande échelle pour produire du miel.

Il existe de nombreuses méthodes d'élevage de reines. Toutes dérivent des mêmes principes. Tout apiculteur sait, qu'en dehors de la période d'essaimage, une colonie avec reine n'accepte d'élever d'autres reines sans certaines précautions (en général la reine présente, empêche ou détruit tout élevage royal). Les techniques d'élevage de reines sont la mise en oeuvre de ces "précautions".

L’aster des jardins est une plante herbacée vivace de 90-150 cm fleurissant depuis le mois d’août jusqu’en novembre. Originaire d’Amérique du Nord, Aster novi-belgii a été introduit en Europe au XVIIIème siècle comme plante ornementale. Échappé des cultures, il pousse maintenant spontanément un peu partout, sur sol plutôt calcaire : dans les jardins, les prairies, les bois humides.

La varroose favorise la dérive, un mécanisme qui s’explique par le fait que les abeilles des colonies fortement infestées perdent la spécificité du profil chimique cuticulaire et la précision de l’orientation. Que pouvons nous apprendre des colonies sauvages ?

Varroa destructor, une machine à tuer !

Les multiples articles scientifiques à disposition des apiculteurs permettent de comprendre la physiologie des abeilles, des faux-bourdons et bien sûr du varroa. Encore faut-il comprendre la relation entre ces différents acteurs au sein de la ruche et au cours des mois, c’est-à-dire la physiopathologie concernant ces 3 populations. Joseph Létondal nous apporte une vision globale et les courbes de ses schémas nous permettent d’anticiper les éventuels problèmes causés par le varroa avant qu’il ne soit trop tard. Cette vidéo est très riche en informations pratiques diverses.

Lorsque l'apiculteur regarde la tête de ses abeilles et qu'il voit ses deux grands yeux composés immobiles disposés de chaque côté de la tête et en plus les trois ocelles implantées sur le front ou vertex, il se pose immanquablement la question : avec ces deux grands yeux, mes abeilles peuvent-elles voir la même chose que moi, ou les voient-elles autrement ? et pourquoi encore des yeux sur la tête ?

Il est devenu clair que les abeilles peuvent développer plusieurs stratégies afin de réduire l’infestation par Varroa. Ceci a été démontré dans des colonies non traitées à l’état sauvage mais aussi avec des colonies sélectionnées (comme les abeilles possédant le comportement VSH de l’USDA à Bâton-Rouge). Les stratégies de résistance peuvent être classées en deux types : celles associées au couvain et celles associées à la période pendant laquelle le varroa se trouve sur les abeilles adultes.

Les néonicotinoïdes sont des pesticides extrêmement écotoxiques. En s’infiltrant dans tous les compartiments environnementaux, ils tuent indifféremment vertébrés et invertébrés. Malgré leur interdiction en 2018, des traces de ces produits persistent dans la nature à des concentrations mortelles.

Quelles sont les qualités requises pour être un bon apiculteur ? Elles sont nombreuses car l'apiculture fait appel à des techniques et des domaines très divers. Certaines sont présentes dès le début et les autres s'acquièrent au fil du temps.

Le cotonéaster horizontal ou rampant (Cotoneaster horizontalis) est un arbrisseau originaire de Chine importé en Europe à la fin du XIXème siècle. Pendant longtemps il est resté limité aux parcs et jardins, où il est apprécié car il forme un tapis dense qui recouvre les rocailles et soutient les talus.

Bien qu’une quantité substantielle de recherches aient été effectuées sur les causes du trouble d’effondrement des colonies chez l’abeille européenne Apis mellifera, il existe de plus en plus de preuves au cours des deux dernières décennies qu’une autre pandémie d’abeilles, à la fois domestiquées et indigènes, se développe. Cette pandémie est le résultat de la propagation d’agents pathogènes fongiques du genre Nosema.

par ALAIN SATABIN

Dès l’Antiquité, les mathématiciens ont remarqué que la forme des rayons des ruches optimise le rapport entre le volume disponible et la quantité de cire utilisée. Le démontrer est une autre affaire… qui n’est toujours pas achevée.

Elle colle, elle tache et nous la maudissons parfois lorsque nous visitons nos ruches ; mais elle donne à l’apiculture l’un des parfums qui en fait le charme et en est un produit de plus en plus recherché, source de revenus en croissance pour l’apiculteur. Omniprésente dans nos ruches, la propolis est pourtant le fruit d’une récolte et d’un travail qui n’a rien de simple pour l’abeille. Travail dur, mais indispensable ; car ce mastic, aux propriétés médicinales appréciées depuis l’Antiquité, remplit dans la colonie de multiples fonctions.

par ELIZABETH TIBBETTS ET ADRIAN DYER

Reconnaître les traits faciaux de ses congénères ne requiert pas un cerveau aussi complexe que ce que l’on imagine : certains insectes, notamment les abeilles, sont étonnamment doués pour cela.

L’art de l’économie (Janine Kievitz)

L’hiver constitue pour la faune une épreuve redoutable, puisqu’il lui faut faire face tant au froid qu’au manque de nourriture. Certains insectes ont « choisi » de le fuir et partent vers des contrées plus chaudes; c’est le cas notamment du papillon nommé Belle-Dame. D’autres misent toutes leurs chances de survie sur quelques individus, reproducteurs abondamment nourris pendant la bonne saison et qui ont pour tâche de fonder seuls une nouvelle colonie au printemps suivant; ainsi font les guêpes, frelons et autres abeilles solitaires. L’abeille mellifère, elle, s’est trouvé un autre chemin : c’est la puissante organisation des colonies qu’elle forme qui va lui permettre de relever le défi, en mettant en oeuvre deux moyens complètement originaux dans le monde des insectes : le stockage des réserves d’une part, et d’autre part la réorganisation de la colonie pour former la grappe, système caractérisé par l’absence de couvain et par des modes de fonctionnement qui diffèrent complètement de ceux de la colonie estivale.

Les stratégies adaptatives de l’imitation font du mimétisme un modèle de mécanisme complexe de coévolution mettant en jeu une première espèce servant de modèle (par ex. Apis cerana) et une deuxième espèce imitatrice (par ex. Varroa destructor), très souvent parasitaire. Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles, a la capacité d'imiter la composition chimique de la cuticule de son hôte ; de plus il est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite.

La création, dès le printemps, de plusieurs nuclei à partir d’une petite colonie sur 6 cadres est très rentable et aisée pour peu que l’apiculteur suive le développement de la souche, transfère les cadres de couvain sur 2 corps superposés et que les apports fréquents de sirop stimulent une reine particulièrement prolifique.

Le contrôle régulier des colonies permet d’identifier d’éventuels problèmes sanitaires à un stade précoce et d’appliquer des mesures planifiées et ciblées. Il est essentiel de vérifier et d’évaluer les colonies au moins au printemps (quand fleurit le muscari), en été (entre récolte estivale de miel et premier traitement d’été) et en octobre (avant l’hivernage).

L’intérêt économique pour les exploitations apicoles de l’élimination du couvain de mâles comme lutte complémentaire
contre le varroa

Depuis le premier article, nous avons reçu énormément de demandes de précisions sur la mise en oeuvre pratique
dans la ruche et par la suite beaucoup de commentaires très positifs quant aux effets de ce « traitement» mécanique sans risque pour les abeilles et la reine. Après avoir rappelé le contexte de l’étude et la façon dont nous l’avons menée, nous vous présentons aujourd’hui les résultats complets sur deux ans.

L’expression a de quoi surprendre et demande quelques éclaircissements. « L’insémination à un mâle » correspond à l’insémination d’une reine à partir de la semence d’un seul mâle, au lieu de 12 à 20 mâles pratiquée en fécondation naturelle ou en insémination classique. Cet article expose cette technique particulière et ses contextes d’utilisation. Inventaire de nos connaissances sur l’intérêt et les limites actuelles de cette technique !

La communication chez les abeilles est très élaborée et a fait l'objet de nombreuses études. Il y a bien sûr la « danse frétillante ou danse en huit » bien connue de tout le monde, mais ce que l’on sait moins, c’est que cette danse sert uniquement à indiquer le lieu de la source de nourriture. Tout en dansant, l’abeille libère des messagers chimiques servant à recruter d’autres butineuses et à leur indiquer le type et la richesse de cette source. Il y a donc bien une communication basée sur un échange de substances chimiques appelées phéromones.