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Plateforme du savoir et du savoir-faire apicole

Représentation:

L'abeille européenne, l’avette ou la mouche à miel (Apis mellifera) est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est considérée comme semi-domestique. C'est une des abeilles élevées à grande échelle pour produire du miel.

Il est devenu clair que les abeilles peuvent développer plusieurs stratégies afin de réduire l’infestation par Varroa. Ceci a été démontré dans des colonies non traitées à l’état sauvage mais aussi avec des colonies sélectionnées (comme les abeilles possédant le comportement VSH de l’USDA à Bâton-Rouge). Les stratégies de résistance peuvent être classées en deux types : celles associées au couvain et celles associées à la période pendant laquelle le varroa se trouve sur les abeilles adultes.

Les néonicotinoïdes sont des pesticides extrêmement écotoxiques. En s’infiltrant dans tous les compartiments environnementaux, ils tuent indifféremment vertébrés et invertébrés. Malgré leur interdiction en 2018, des traces de ces produits persistent dans la nature à des concentrations mortelles.

Quelles sont les qualités requises pour être un bon apiculteur ? Elles sont nombreuses car l'apiculture fait appel à des techniques et des domaines très divers. Certaines sont présentes dès le début et les autres s'acquièrent au fil du temps.

Le cotonéaster horizontal ou rampant (Cotoneaster horizontalis) est un arbrisseau originaire de Chine importé en Europe à la fin du XIXème siècle. Pendant longtemps il est resté limité aux parcs et jardins, où il est apprécié car il forme un tapis dense qui recouvre les rocailles et soutient les talus.

Bien qu’une quantité substantielle de recherches aient été effectuées sur les causes du trouble d’effondrement des colonies chez l’abeille européenne Apis mellifera, il existe de plus en plus de preuves au cours des deux dernières décennies qu’une autre pandémie d’abeilles, à la fois domestiquées et indigènes, se développe. Cette pandémie est le résultat de la propagation d’agents pathogènes fongiques du genre Nosema.

par ALAIN SATABIN

Dès l’Antiquité, les mathématiciens ont remarqué que la forme des rayons des ruches optimise le rapport entre le volume disponible et la quantité de cire utilisée. Le démontrer est une autre affaire… qui n’est toujours pas achevée.

Elle colle, elle tache et nous la maudissons parfois lorsque nous visitons nos ruches ; mais elle donne à l’apiculture l’un des parfums qui en fait le charme et en est un produit de plus en plus recherché, source de revenus en croissance pour l’apiculteur. Omniprésente dans nos ruches, la propolis est pourtant le fruit d’une récolte et d’un travail qui n’a rien de simple pour l’abeille. Travail dur, mais indispensable ; car ce mastic, aux propriétés médicinales appréciées depuis l’Antiquité, remplit dans la colonie de multiples fonctions.

par ELIZABETH TIBBETTS ET ADRIAN DYER

Reconnaître les traits faciaux de ses congénères ne requiert pas un cerveau aussi complexe que ce que l’on imagine : certains insectes, notamment les abeilles, sont étonnamment doués pour cela.

L’art de l’économie (Janine Kievitz)

L’hiver constitue pour la faune une épreuve redoutable, puisqu’il lui faut faire face tant au froid qu’au manque de nourriture. Certains insectes ont « choisi » de le fuir et partent vers des contrées plus chaudes; c’est le cas notamment du papillon nommé Belle-Dame. D’autres misent toutes leurs chances de survie sur quelques individus, reproducteurs abondamment nourris pendant la bonne saison et qui ont pour tâche de fonder seuls une nouvelle colonie au printemps suivant; ainsi font les guêpes, frelons et autres abeilles solitaires. L’abeille mellifère, elle, s’est trouvé un autre chemin : c’est la puissante organisation des colonies qu’elle forme qui va lui permettre de relever le défi, en mettant en oeuvre deux moyens complètement originaux dans le monde des insectes : le stockage des réserves d’une part, et d’autre part la réorganisation de la colonie pour former la grappe, système caractérisé par l’absence de couvain et par des modes de fonctionnement qui diffèrent complètement de ceux de la colonie estivale.

Les stratégies adaptatives de l’imitation font du mimétisme un modèle de mécanisme complexe de coévolution mettant en jeu une première espèce servant de modèle (par ex. Apis cerana) et une deuxième espèce imitatrice (par ex. Varroa destructor), très souvent parasitaire. Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles, a la capacité d'imiter la composition chimique de la cuticule de son hôte ; de plus il est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite.

La création, dès le printemps, de plusieurs nuclei à partir d’une petite colonie sur 6 cadres est très rentable et aisée pour peu que l’apiculteur suive le développement de la souche, transfère les cadres de couvain sur 2 corps superposés et que les apports fréquents de sirop stimulent une reine particulièrement prolifique.

Le contrôle régulier des colonies permet d’identifier d’éventuels problèmes sanitaires à un stade précoce et d’appliquer des mesures planifiées et ciblées. Il est essentiel de vérifier et d’évaluer les colonies au moins au printemps (quand fleurit le muscari), en été (entre récolte estivale de miel et premier traitement d’été) et en octobre (avant l’hivernage).

L’intérêt économique pour les exploitations apicoles de l’élimination du couvain de mâles comme lutte complémentaire
contre le varroa

Depuis le premier article, nous avons reçu énormément de demandes de précisions sur la mise en oeuvre pratique
dans la ruche et par la suite beaucoup de commentaires très positifs quant aux effets de ce « traitement» mécanique sans risque pour les abeilles et la reine. Après avoir rappelé le contexte de l’étude et la façon dont nous l’avons menée, nous vous présentons aujourd’hui les résultats complets sur deux ans.

L’expression a de quoi surprendre et demande quelques éclaircissements. « L’insémination à un mâle » correspond à l’insémination d’une reine à partir de la semence d’un seul mâle, au lieu de 12 à 20 mâles pratiquée en fécondation naturelle ou en insémination classique. Cet article expose cette technique particulière et ses contextes d’utilisation. Inventaire de nos connaissances sur l’intérêt et les limites actuelles de cette technique !

La communication chez les abeilles est très élaborée et a fait l'objet de nombreuses études. Il y a bien sûr la « danse frétillante ou danse en huit » bien connue de tout le monde, mais ce que l’on sait moins, c’est que cette danse sert uniquement à indiquer le lieu de la source de nourriture. Tout en dansant, l’abeille libère des messagers chimiques servant à recruter d’autres butineuses et à leur indiquer le type et la richesse de cette source. Il y a donc bien une communication basée sur un échange de substances chimiques appelées phéromones.

L’alimentation semble jouer un rôle particulièrement important pour la santé et les défenses immunitaires des abeilles. Celles-ci doivent disposer en permanence de nectar et de pollen. Cependant, cette exigence est difficilement satisfaite dans le paysage agricole moderne. Des périodes sans miellée durant la phase la plus intensive d’élevage du couvain stoppent la croissance des colonies et entraînent une plus grande sensibilité aux maladies.

Si l’abeille nous étonne par son comportement hypersocial, son anatomie et ses organes multifonctionnels nous émerveillent carrément.

L’abeille est pourvue de 2 antennes fixées au sommet de sa tête et composées de 3 parties principales, le scape, le pédicelle et le flagelle. Les antennes sont continuellement en mouvement grâce à quatre muscles situés dans la capsule céphalique qui assurent la rotation du scape ; ce dernier contient 2 groupes de muscles qui assurent les mouvements du flagelle et du pédicelle. Les motoneurones correspondant à l’activation de ces muscles (9 pour ceux du scape, 6 pour ceux du flagelle) ont leurs neurones situés dans le lobe dorsal qui est le système moteur et mécanosensoriel des antennes. Ce sont celles-ci qui servent à l’abeille d’organes centraux de la perception de son environnement et lui transmettent, grâce aux milliers de sensilles, une énorme quantité d’informations la reliant au monde extérieur. Les antennes sont ainsi le support de l’odorat, du goût, du toucher, de l’ouïe, de la perception des champs électriques.

Quand un éleveur de reines pratique l’élevage de mâles en vue de féconder naturellement ses reines, il sature la zone de faux-bourdons, mais seulement une partie de ses mâles fréquenteront les aires de congrégation qui seront composées d’un bon échantillonnage des colonies qui gravitent autour de son rucher. L’influence qu’il exerce est non négligeable mais l’accouplement dans un rucher de fécondation donnera toujours une descendance hybride. Ce seront des reines F1.

Faire ou ne pas faire des faux-bourdons : voilà la question que le retour de la bonne saison vient poser à nos abeilles. Dans une colonie, les mâles sont en effet un luxe : ils sont bien plus coûteux à élever que les ouvrières. Et la dépense ne s’arrête pas à l’émergence : adultes, les faux-bourdons restent pour l’essentiel à charge de leurs sœurs. Ajoutons à cela qu’ils ne contribuent en rien aux travaux de récolte, et guère à la maintenance de la ruche… Mais ce luxe est nécessaire : l’unique fonction des mâles, la propagation des gènes, est au cœur du sens biologique de la vie. Maximiser les chances de se reproduire tout en conservant celles de survivre : c’est à cette subtile balance, à laquelle contribuent aussi bien la reine que ses ouvrières, que nous vous proposons de nous intéresser aujourd’hui.

par Yves Martignony et Julien Balet 

Que font les moniteurs éleveurs ? Qu’est-ce que l’élevage ? Est-ce que c’est à ma portée ? Voilà quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.