- L’étude des mécanismes qui modulent l’expression des gènes sans modifier la séquence de l’ADN.
- L’ensemble des caractères génétiques héréditaires d’un individu.
- Une modification irréversible du code de l’ADN.
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Réponse correcte : 1.
L’étude des mécanismes qui modulent l’expression des gènes sans modifier la séquence de l’ADN.
Pourquoi ?
La génétique s’intéresse notamment aux gènes et à la séquence de l’ADN. L’épigénétique, elle, étudie plutôt la manière dont certains gènes sont activés, ralentis ou silencés, sans que le texte de l’ADN soit modifié.
On peut l’imaginer comme une couche de régulation : toutes les cellules d’un organisme possèdent globalement la même information génétique, mais elles ne l’utilisent pas toutes de la même manière. Ce sont ces différences d’expression qui contribuent à produire des formes, des fonctions ou des comportements différents.
Ce qu’il faut comprendre
Chez l’abeille mellifère, l’exemple le plus connu est la différenciation entre reine et ouvrière. Une larve femelle possède un potentiel génétique commun, mais son développement dépend fortement de son alimentation larvaire et de signaux physiologiques qui orientent l’expression de certains gènes. L’épigénétique fait partie des mécanismes impliqués, même si elle n’explique pas tout à elle seule.
Un autre exemple concerne les ouvrières adultes. Une jeune abeille devient souvent nettoyeuse, puis nourrice, puis bâtisseuse, puis butineuse. Cette division du travail liée à l’âge n’est pas entièrement rigide : selon les besoins de la colonie, certaines ouvrières peuvent reprendre des tâches normalement effectuées par des abeilles plus jeunes. Ces changements de comportement peuvent s’accompagner de modifications dans l’expression des gènes.
La méthylation de l’ADN est un mécanisme épigénétique important. Elle consiste à ajouter de petits groupes chimiques sur certaines parties de l’ADN ou de son environnement moléculaire. Cela ne change pas la séquence de l’ADN, mais peut influencer la lecture de certains gènes.
La réponse 2 décrit plutôt le génotype, c’est-à-dire l’ensemble de l’information génétique héréditaire. La réponse 3 correspond davantage à l’idée d’une mutation ou d’une altération durable du code génétique, ce qui n’est pas le principe de base de l’épigénétique.
À retenir
L’épigénétique ne change pas le texte de l’ADN : elle influence la manière dont ce texte est lu et utilisé.
Chez les abeilles, elle aide à comprendre pourquoi des individus génétiquement proches peuvent développer des formes, des fonctions ou des comportements différents selon leur alimentation, leur âge et les besoins de la colonie.
Pour approfondir
► L’épigénétique
► L’épigénétique mène la génétique à la baguette
► Adaptation de l’ADN selon le rôle
► La gelée royale : un des multiples facteurs pour faire une reine

