L’élevage de Faux-bourdons
Quand un éleveur de reines pratique l’élevage de mâles en vue de féconder naturellement ses reines, il sature la zone de faux-bourdons, mais seulement une partie de ses mâles fréquenteront les aires de congrégation qui seront composées d’un bon échantillonnage des colonies qui gravitent autour de son rucher. L’influence qu’il exerce est non négligeable mais l’accouplement dans un rucher de fécondation donnera toujours une descendance hybride. Ce seront des reines F1.
La détermination du caste dépend de trois choses: du type d’oeuf (fécondé ou non fécondé), de la nourriture donnée aux larves et du type de cellule dans laquelle l’oeuf a été pondu. Le faux-bourdon, lui, est issu d’un oeuf non fécondé pondu dans une cellule de mâle. Une fois pondu, un mâle met vingtquatre jours à se développer en passant par quatre stades.
L’élevage des faux-bourdons – biologie, génétique et pratiques apicoles
Ce document constitue une synthèse complète sur le faux-bourdon (Apis mellifera), abordant sa biologie, sa morphologie, son rôle génétique et les méthodes pratiques d’élevage. Le faux-bourdon provient d’un œuf non fécondé (haploïde) pondu dans une cellule de mâle et met environ 24 jours pour atteindre le stade adulte. Sa fonction principale est la transmission du patrimoine génétique maternel lors de la fécondation des reines.
Le cycle biologique est décrit avec précision : après l’éclosion, la larve est nourrie par les ouvrières, puis se transforme en nymphe avant d’émerger comme insecte parfait. La maturité sexuelle est atteinte environ 12 à 15 jours après la naissance. Les faux-bourdons participent alors aux vols vers les aires de congrégation (DCA), où se déroulent les accouplements. Les mâles meurent peu après la fécondation.
Sur le plan morphologique, le faux-bourdon se distingue par sa grande taille, ses yeux très développés, ses antennes riches en récepteurs sensoriels et l’absence de dard. Il ne possède ni glandes cirières ni organes de récolte du pollen ; ses organes génitaux occupent une grande partie de l’abdomen.
L’ouvrage met en évidence le rôle fondamental des faux-bourdons en sélection génétique. Leur statut haploïde permet une transmission directe des gènes, ce qui est exploité pour améliorer la productivité, la douceur, la résistance aux maladies ou la stabilité des lignées. Les bases de la génétique (haploïdie, diploïdie, dominance, homo- et hétérozygotie) sont expliquées de manière accessible.
Plusieurs méthodes d’élevage de mâles sont détaillées selon l’objectif poursuivi : rucher de fécondation, station de fécondation isolée ou insémination artificielle. Ces méthodes nécessitent des colonies fortes, bien nourries et peu infestées par le varroa. Des techniques permettent d’obtenir des mâles très tôt ou de les maintenir tard en saison.
Enfin, l’impact du varroa sur les faux-bourdons est clairement démontré. Une infestation larvaire entraîne une baisse marquée de la production de spermatozoïdes et une diminution importante des performances de vol, compromettant la qualité de la fécondation.
Conclusion : l’élevage raisonné de faux-bourdons est une composante essentielle de l’apiculture de sélection. Il conditionne la réussite de la fécondation, la qualité génétique des reines et la durabilité des lignées apicoles.
Voir aussi:
- Tout sur le faux-bourdon
- Elevage de mâles
- Cryoconservation de sperme de faux-bourdons
- Introduction à la génétique des abeilles



