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Aide-mémoire : 4.2 Nourrissement

Le nourrissement est un élément essentiel de la conduite des colonies et permet de compenser les périodes de disette tout en assurant le développement et la capacité d’hivernage des colonies. Le moment, la quantité et le type de nourriture doivent être adaptés à la force de la colonie et à la saison. Les informations ci-dessous sont basées sur l’aide-mémoire officiel 4.2 du Service sanitaire apicole (SSA).

Aide-mémoire officiel (BGD / SSA) – Résumé

Aide-mémoire : 4.2 Nourrissement (V 2212)

  • Objectif : Les colonies doivent pouvoir disposer en tout temps de l’indispensable nourriture, même lors de fluctuations de l’offre naturelle en nectar. Après la première récolte de miel, il faut laisser suffisamment de nourriture aux colonies afin qu’elles puissent surmonter un manque de nourriture entre les miellées avec leurs propres réserves.
  • Bonne pratique apicole : La nourriture mise à disposition ne doit pas altérer le miel. Il ne faut pas donner d’eau sucrée avant et pendant la miellée. La nourriture liquide convient après la récolte de miel pour constituer les réserves hivernales et pour développer les jeunes colonies; pour limiter le risque de pillage, il convient de nourrir seulement le soir.
  • Nourrissement d’urgence : En période de manque de nourriture entre les miellées, il faut donner uniquement de la pâte de nourrissement ou du miel issu de sa propre apiculture. Le miel étranger présente un risque de transmission de maladie.
  • Offre en nectar et en pollen : L’offre naturelle en nourriture dépend de l’environnement immédiat du rucher. Par le choix de l’emplacement et des plantes mellifères idoines, l’apiculteur peut influencer cet environnement. L’exemple donné pour le Mittelland mentionne des ressources précoces avec le noisetier et les saules, des miellées principales avec les fruitiers, le pissenlit et le colza, une période de disette en juin, puis des ressources provenant de la forêt, des feuilles, des baies, des engrais verts et du lierre.
  • Deux types de nourritures principales : Les abeilles ont besoin de protéines sous forme de pollen pour l’élevage des jeunes abeilles, ainsi que de glucides sous forme de nectar ou de miellat, ou encore par le nourrissement avec du miel, de l’eau sucrée ou de la pâte de nourrissement, que les abeilles adultes transforment en énergie.
  • Nourrissement d’été/d’automne : Après la récolte estivale, le miel extrait est remplacé par de l’eau sucrée, transformée ensuite par les abeilles et stockée comme réserve hivernale. Une colonie productive a besoin d’environ 20 kg de nourriture d’hiver. Un cadre de couvain complètement rempli des deux côtés contient environ 4 kg de nourriture en ruche Dadant et environ 3 kg en ruche suisse. S’il manque par exemple 10 kg de réserves d’hiver, l’aide-mémoire indique comme repères : eau sucrée 1:1 (~ 17 l.), eau sucrée 3:2 (~ 14 l.) ou sirop de nourrissement Invert avec 72% de substance sèche (12 l.).
  • Printemps – contrôle de nourriture : Au printemps, il faut contrôler les réserves des colonies. Si les abeilles se trouvent directement sous les couvre-cadres ou les toits, cela peut indiquer un manque de nourriture. Dans ce cas, les cadres vides sont retirés et remplacés par des cadres pleins; s’il n’y a plus de cadres de réserve à disposition, la pâte de nourrissement doit être placée directement sur la tête des cadres, l’eau de condensation provenant du couvain situé en dessous permettant alors aux abeilles de se nourrir.

► Ouvrir directement le PDF de l’aide-mémoire sur abeilles.ch
Si le lien n’est plus actif : ► Vers la page officielle des aide-mémoire (abeilles.ch)

Résumé établi sur la base de l’aide-mémoire 4.2 (V 2212). Dernière vérification : 01/2026.


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