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Aide-mémoire : 4.7.5. Gestion de la fièvre d’essaimage

L’aide-mémoire 4.7.5 présente l’essaimage printanier comme un comportement naturel, essentiel à la survie de la population. Il précise aussi que les essaims qui s’envolent ont peu de chances de survivre durablement dans la nature en Suisse, qu’ils peuvent transmettre des maladies et qu’ils peuvent provoquer des conflits ou des situations dangereuses en zone urbaine. Pour l’apiculture, le départ d’un essaim signifie généralement une perte de rendement en miel et impose une attention particulière à la colonie qui a essaimé.

Aide-mémoire officiel (BGD / SSA) – Résumé

Aide-mémoire : 4.7.5. Gestion de la fièvre d’essaimage (V 2603)

  • Période d’essaimage : La fièvre d’essaimage peut se déclarer dès le début de la floraison du merisier et persister jusqu’à la miellée du tilleul. Des observations de terrain montrent aussi que des miellées d’été riches en pollen, comme celle du châtaignier, peuvent la raviver.
  • Facteurs qui limitent la fièvre d’essaimage : gestion dynamique du nid à couvain, construction de cadres à mâles, construction dans la hausse, agrandissement du nid à couvain à partir de la floraison du merisier avec des cadres bâtis récents ou des cires gaufrées placées en rive, prélèvement régulier d’abeilles ou de rayons de couvain, pose de la hausse à miel au bon moment, reines jeunes et de qualité issues d’une sélection pour un faible essaimage, ainsi qu’une face avant de la ruche à l’ombre en milieu de journée. Selon les observations de terrain, des conditions de miellée régulières ou une miellée de forêt précoce inhibent également la fièvre d’essaimage.
  • Facteurs qui la favorisent : météo changeante, longues périodes de mauvais temps, quantité d’abeilles importante ou nourriture en abondance avec des cadres de miel operculés au-dessus du nid à couvain, donc manque de place dans la ruche et manque de cellules vides pour la ponte.
  • Premiers signes : Des amusettes vides ou quelques cellules royales contenant un œuf sont des premiers signes d’un processus d’essaimage, sans conduire nécessairement au départ d’un essaim. En revanche, la présence de nombreuses cellules contenant un œuf indique que la fièvre d’essaimage s’est déclarée. Les cellules royales avec de futures reines en cours d’élevage sont le signe indéniable qu’une colonie se prépare à essaimer.
  • Autres indices annonciateurs : rayons bâtis lentement, plusieurs amorces de rayons côte à côte dans le cadre à mâles, diminution de l’activité de butinage, forte masse d’abeilles avec beaucoup de couvain operculé et peu d’espace pour la ponte, nombreuses abeilles inactives derrière la fenêtre de la ruche suisse, grandes surfaces de pollen stocké, ainsi que peu ou pas d’œufs et de jeunes larves malgré la présence de la reine et d’espace disponible pour la ponte.
  • Types de cellules royales : Les cellules d’essaimage apparaissent lorsque la colonie est sur le point de se diviser et sont généralement nombreuses en bordure des cadres de couvain ou sur le cadre à mâles; dès qu’elles sont operculées, le départ de l’essaim est possible. Les cellules de remérage servent au remplacement naturel d’une reine âgée ou déficiente et doivent être laissées en place, sauf remplacement par l’apiculteur ou l’apicultrice. Les cellules de sauveté apparaissent après une perte soudaine de la reine; enlever toutes les cellules sauf une, voire deux au maximum en cas d’incertitude, permet d’éviter un essaimage.
  • Empêcher l’essaimage – avec création de jeunes colonies : L’aide-mémoire mentionne l’essaim artificiel avec reine, le nucléus avec reine et le nucléus de mi-journée. En présence de cellules d’essaimage, toutes les cellules d’essaimage doivent être retirées. Neuf jours après la formation de la jeune colonie, toutes les cellules de sauveté doivent être détruites sauf une, ou deux au maximum en cas d’incertitude. Laisser plus d’une cellule entraîne déjà un certain risque d’essaimage.
  • Empêcher l’essaimage – sans création de jeunes colonies : Les cellules royales sont retirées tous les 7 à 9 jours. Si elles sont déjà operculées, un départ d’essaim reste possible après leur retrait. Pour repérer toutes les cellules, il est préférable de secouer les abeilles des cadres. Si la fièvre d’essaimage ne disparaît pas après deux ou trois retraits malgré un espace suffisant pour la ponte, ou si les abeilles sont très agitées, ne butinent plus, si la reine ne pond plus ou s’il ne reste qu’un petit nid à couvain, il faut choisir une autre mesure immédiate.
  • Autre mesure immédiate : Retirer la reine et toutes les cellules d’essaimage. Neuf jours après l’orphelinage, retirer toutes les cellules de sauveté sauf une et laisser émerger la reine, ou bien retirer toutes les cellules et les remplacer par une cellule contenant une reine sur le point d’émerger.

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ApiService
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