iManagement

S'abonner à la Newsletter

powered by dodeley

Consommation de pollen et développement de la colonie

Les colonies d’abeilles couvrent leurs besoins en protéines et en sels minéraux en consommant du pollen. Elles ont donc besoin de suffisamment de pollen. Combien de pollen les colonies d’abeilles récoltent-elles par année ? Le présent article tente de répondre à cette question.

Le pollen, ressource fondamentale de la colonie : origine, rôle biologique et implications pratiques

Le pollen constitue, avec le nectar, l’un des deux piliers nutritionnels de la colonie d’abeilles. Alors que le nectar fournit essentiellement l’énergie sous forme de glucides, le pollen apporte les protéines, lipides, vitamines et minéraux indispensables à la croissance, à l’élevage du couvain et au bon fonctionnement du système immunitaire. Une carence en pollen affecte directement la vitalité de la colonie et la production d’abeilles robustes, notamment celles destinées à l’hivernage.

Les butineuses récoltent le pollen sur les fleurs, l’humidifient avec du nectar et le transportent sous forme de pelotes sur leurs pattes postérieures. Une fois au sein de la ruche, le pollen est stocké dans les alvéoles, tassé et transformé par fermentation en « pain d’abeilles ». Ce produit constitue l’alimentation principale des nourrices, qui l’utilisent pour produire la gelée destinée aux larves et à la reine. La qualité nutritionnelle du pollen influence ainsi directement la qualité du couvain et la dynamique de la colonie.

La composition du pollen varie selon les espèces végétales, notamment en termes de teneur en protéines et en acides aminés essentiels. Une flore diversifiée est donc essentielle pour assurer un apport équilibré. Les environnements pauvres en diversité florale ou dominés par des monocultures peuvent entraîner des déséquilibres nutritionnels et accroître la sensibilité aux maladies et aux parasites.

Sur le plan apicole, l’observation de l’entrée de pollen au trou de vol renseigne sur l’intensité de la miellée et l’activité de ponte. Une diminution brutale peut révéler un manque de ressources ou un problème sanitaire. En cas de pénurie prolongée, un apport complémentaire en protéines peut être envisagé, sous réserve de respecter les conditions d’hygiène et d’équilibre nutritionnel.

En conclusion, le pollen est un élément structurant de la santé et de la résilience des colonies. La diversité des ressources florales et une gestion attentive de l’environnement et de l’alimentation conditionnent directement la performance et la stabilité des abeilles. 
 

Lire l'article

Voir aussi :

Auteur
Peter Fluri, Irene Keller et Anton Imdorf
Retour à la page principale