L'abeille européenne, l’avette ou la mouche à miel (Apis mellifera) est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est considérée comme semi-domestique. C'est une des abeilles élevées à grande échelle pour produire du miel.
Elle colle, elle tache et nous la maudissons parfois lorsque nous visitons nos ruches ; mais elle donne à l’apiculture l’un des parfums qui en fait le charme et en est un produit de plus en plus recherché, source de revenus en croissance pour l’apiculteur. Omniprésente dans nos ruches, la propolis est pourtant le fruit d’une récolte et d’un travail qui n’a rien de simple pour l’abeille. Travail dur, mais indispensable ; car ce mastic, aux propriétés médicinales appréciées depuis l’Antiquité, remplit dans la colonie de multiples fonctions.
par ELIZABETH TIBBETTS ET ADRIAN DYER
Reconnaître les traits faciaux de ses congénères ne requiert pas un cerveau aussi complexe que ce que l’on imagine : certains insectes, notamment les abeilles, sont étonnamment doués pour cela.
L’art de l’économie (Janine Kievitz)
L’hiver constitue pour la faune une épreuve redoutable, puisqu’il lui faut faire face tant au froid qu’au manque de nourriture. Certains insectes ont « choisi » de le fuir et partent vers des contrées plus chaudes; c’est le cas notamment du papillon nommé Belle-Dame. D’autres misent toutes leurs chances de survie sur quelques individus, reproducteurs abondamment nourris pendant la bonne saison et qui ont pour tâche de fonder seuls une nouvelle colonie au printemps suivant; ainsi font les guêpes, frelons et autres abeilles solitaires. L’abeille mellifère, elle, s’est trouvé un autre chemin : c’est la puissante organisation des colonies qu’elle forme qui va lui permettre de relever le défi, en mettant en oeuvre deux moyens complètement originaux dans le monde des insectes : le stockage des réserves d’une part, et d’autre part la réorganisation de la colonie pour former la grappe, système caractérisé par l’absence de couvain et par des modes de fonctionnement qui diffèrent complètement de ceux de la colonie estivale.
Les stratégies adaptatives de l’imitation font du mimétisme un modèle de mécanisme complexe de coévolution mettant en jeu une première espèce servant de modèle (par ex. Apis cerana) et une deuxième espèce imitatrice (par ex. Varroa destructor), très souvent parasitaire. Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles, a la capacité d'imiter la composition chimique de la cuticule de son hôte ; de plus il est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite.
La création, dès le printemps, de plusieurs nuclei à partir d’une petite colonie sur 6 cadres est très rentable et aisée pour peu que l’apiculteur suive le développement de la souche, transfère les cadres de couvain sur 2 corps superposés et que les apports fréquents de sirop stimulent une reine particulièrement prolifique.
Le contrôle régulier des colonies permet d’identifier d’éventuels problèmes sanitaires à un stade précoce et d’appliquer des mesures planifiées et ciblées. Il est essentiel de vérifier et d’évaluer les colonies au moins au printemps (quand fleurit le muscari), en été (entre récolte estivale de miel et premier traitement d’été) et en octobre (avant l’hivernage).
L’intérêt économique pour les exploitations apicoles de l’élimination du couvain de mâles comme lutte complémentaire
contre le varroa
Depuis le premier article, nous avons reçu énormément de demandes de précisions sur la mise en oeuvre pratique
dans la ruche et par la suite beaucoup de commentaires très positifs quant aux effets de ce « traitement» mécanique sans risque pour les abeilles et la reine. Après avoir rappelé le contexte de l’étude et la façon dont nous l’avons menée, nous vous présentons aujourd’hui les résultats complets sur deux ans.
L’expression a de quoi surprendre et demande quelques éclaircissements. « L’insémination à un mâle » correspond à l’insémination d’une reine à partir de la semence d’un seul mâle, au lieu de 12 à 20 mâles pratiquée en fécondation naturelle ou en insémination classique. Cet article expose cette technique particulière et ses contextes d’utilisation. Inventaire de nos connaissances sur l’intérêt et les limites actuelles de cette technique !
La communication chez les abeilles est très élaborée et a fait l'objet de nombreuses études. Il y a bien sûr la « danse frétillante ou danse en huit » bien connue de tout le monde, mais ce que l’on sait moins, c’est que cette danse sert uniquement à indiquer le lieu de la source de nourriture. Tout en dansant, l’abeille libère des messagers chimiques servant à recruter d’autres butineuses et à leur indiquer le type et la richesse de cette source. Il y a donc bien une communication basée sur un échange de substances chimiques appelées phéromones.
L’alimentation semble jouer un rôle particulièrement important pour la santé et les défenses immunitaires des abeilles. Celles-ci doivent disposer en permanence de nectar et de pollen. Cependant, cette exigence est difficilement satisfaite dans le paysage agricole moderne. Des périodes sans miellée durant la phase la plus intensive d’élevage du couvain stoppent la croissance des colonies et entraînent une plus grande sensibilité aux maladies.
Si l’abeille nous étonne par son comportement hypersocial, son anatomie et ses organes multifonctionnels nous émerveillent carrément.
L’abeille est pourvue de 2 antennes fixées au sommet de sa tête et composées de 3 parties principales, le scape, le pédicelle et le flagelle. Les antennes sont continuellement en mouvement grâce à quatre muscles situés dans la capsule céphalique qui assurent la rotation du scape ; ce dernier contient 2 groupes de muscles qui assurent les mouvements du flagelle et du pédicelle. Les motoneurones correspondant à l’activation de ces muscles (9 pour ceux du scape, 6 pour ceux du flagelle) ont leurs neurones situés dans le lobe dorsal qui est le système moteur et mécanosensoriel des antennes. Ce sont celles-ci qui servent à l’abeille d’organes centraux de la perception de son environnement et lui transmettent, grâce aux milliers de sensilles, une énorme quantité d’informations la reliant au monde extérieur. Les antennes sont ainsi le support de l’odorat, du goût, du toucher, de l’ouïe, de la perception des champs électriques.
Quand un éleveur de reines pratique l’élevage de mâles en vue de féconder naturellement ses reines, il sature la zone de faux-bourdons, mais seulement une partie de ses mâles fréquenteront les aires de congrégation qui seront composées d’un bon échantillonnage des colonies qui gravitent autour de son rucher. L’influence qu’il exerce est non négligeable mais l’accouplement dans un rucher de fécondation donnera toujours une descendance hybride. Ce seront des reines F1.
Faire ou ne pas faire des faux-bourdons : voilà la question que le retour de la bonne saison vient poser à nos abeilles. Dans une colonie, les mâles sont en effet un luxe : ils sont bien plus coûteux à élever que les ouvrières. Et la dépense ne s’arrête pas à l’émergence : adultes, les faux-bourdons restent pour l’essentiel à charge de leurs sœurs. Ajoutons à cela qu’ils ne contribuent en rien aux travaux de récolte, et guère à la maintenance de la ruche… Mais ce luxe est nécessaire : l’unique fonction des mâles, la propagation des gènes, est au cœur du sens biologique de la vie. Maximiser les chances de se reproduire tout en conservant celles de survivre : c’est à cette subtile balance, à laquelle contribuent aussi bien la reine que ses ouvrières, que nous vous proposons de nous intéresser aujourd’hui.
par Yves Martignony et Julien Balet
Que font les moniteurs éleveurs ? Qu’est-ce que l’élevage ? Est-ce que c’est à ma portée ? Voilà quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.
L’ITSAP (http://blog-itsap.fr/) a participé à un essai européen sur la technique de l’interruption de couvain dans la lutte contre varroa qui visait à quantifier l’efficacité, l’impact sur le développement des colonies et la praticité de différentes approches, combinées ou pas avec l’usage d’acide oxalique. Voici une synthèse des résultats et de la discussion de l’article scientifique (Büchler et al.) publié cette année dans Journal of Apicultural Research.
Le calendrier apicole qui suit a été créé par un apiculteur amateur ayant sa méthode propre. Les tâches à exécuter chaque mois sont très dépendantes de la région, de l’altitude, du type de ruche, du type d’abeilles et de bien d’autres facteurs.Ce calendrier a été créé dans le but d’aider les débutants de notre syndicat et de notre région à gérer leurs premières ruches tout au long de l’année et de leur apporter des réponses aux éventuelles questions qu’ils peuvent se poser mois après mois.
Contrairement aux insectes sociaux dont fait partie notre abeille Apis mellifera, les abeilles sauvages ou solitaires n’ont pas le même mode de vie. Elles ne partagent pas leur nid, ne coopèrent pas dans l’élevage du couvain, ne connaissent les chevauchements de générations, ne stockent pas de miel, travaillent de façon indépendante, ne sont pas agressives et souvent n’ont pas de dard.
L’Institut pour la recherche apicole de l’Université de Hohenheim a découvert une substance active contre le varroa : le chlorure de lithium.
C’est une très bonne nouvelle, bien que la substance active (avant d’être mise sur le marché en tant que médicament pour les abeilles) doive bien sûr encore être testée davantage afin de déterminer le meilleur dosage et d’exclure les effets secondaires pour les abeilles et les utilisateurs ainsi que le risque de résidus. Il faudra donc encore un certain temps avant que la lutte contre le varroa puisse être optimisée.
La métamorphose est une transformation importante du corps et du mode de vie, au cours du développement et du cycle de vie, de certains animaux, comme les amphibiens, et certains insectes. Elle est une adaptation évolutive d'un organisme à ses conditions environnementales respectives. En zoologie, elle est la transformation de la forme larvaire au stade adulte, l'animal adulte sexuellement mature.
Plantes mellifères, plantes apicoles, plantes mellitophiles… tous ces termes désignent les plantes qui ont un intérêt pour les abeilles. Mais que signifient-ils vraiment et quel est le plus approprié ?